Le retour de nos idoles : rebelote

Je ne partage pas l’enthousiasme que les 36 000 spectateurs ont démontré l’an dernier pour Le retour de nos idoles, mais je ne tiens pas non plus à vous en détourner. Car je comprends la revanche que les artistes d’un autre temps – Charles Dumont, Richard Anthony, Michel Delpech : nos idoles ? non, merci – veulent prendre sur le silence. Parfois en chantant fort, mais pas toujours sur la note ! Lors de cette amicale de sexagénaires (et +), on constate que les années passent sur tout le monde, mieux sur les uns que sur d’autres, et aussi que le Botox se propage autant chez les hommes que chez les femmes.

Cinq choses tout de même :

1. Le retour de nos idoles prouve qu’il n’est pas nécessaire d’être jeune et bien foutu pour chanter des niaiseries. Qu’il suffise d’écouter Jean Nichol et Joël Denis.

2. Il y a toujours de l’argent à faire avec la nostalgie.

3. Michel Pagliaro et Renée Martel se joignent aux Tony Massarelli, Jean-Jacques Lafon, Alain Morisod et Milady’s. On relit le programme pour en être bien sûr.

4. Ginette Reno marraine le spectacle. C’est une info, pas un éditorial.

5. Pas nécessaire de m’écrire que je suis snob, etc.

Le retour de nos idoles, Colisée Pepsi, à Québec, du 4 au 6 mai, 418 691-7469.

 

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