Les Coups de théâtre : allez, on retombe en enfance ! Et on commence ce soir…

« Le théâtre pour enfants, c’est le théâtre pour adultes, mais en mieux », aurait dit Stanislavski. Rémi Boucher, fondateur et directeur artistique des Coups de théâtrel’un des plus attentifs et oxygénants festivals pour jeune public, sans équivalent au Canada –, ne va pas contredire le metteur en scène russe. Vivier de spectacles innovants aux esthétiques et ambitions artistiques de haute tenue, le 12e Festival de théâtre international des arts jeune public aborde des thèmes qui se tiennent loin du simple divertissement, car les jeunes, lucides sur ce qui les entoure, demandent des outils de réflexion. Pas de place, ici, pour l’excès de pédagogie, la morale et la mièvrerie.

« Ces deux-là » © Odilon Dimier

À l’affiche : 16 productions, dont 14 créations, du Québec, de France et de Belgique. Le festival s’ouvre avec Ces deux-là, de la Compagnie du Sillage (France), un duo hip hop entre un adulte et un enfant (Usine C, les 14 et 15 novembre). Jacques Fargearel, directeur artistique de la compagnie française, présente aussi À petits pas, autre duo qui, cette fois, explore l’univers du conte dans un spectacle écrit par les Québécois Francine Caron et Jacques Pasquet (Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, les 14 et 15 novembre). Également de France : En corps (Usine C, les 23 et 25 novembre), qui hybride danse, musique et peinture numérique, et deux solos du jeune créateur Olivier Letellier : Oh boy ! (Usine C, les 14 et 15 novembre) et La scaphandrière – texte de Daniel Danis (Théâtre Outremont, du 17 au 19 novembre).

« Oh boy ! » © Patrice Mollet

De Belgique : les compagnies Barakha et Fastabl déroulent leurs Histoires pour faire des cauchemars imaginées par le Québécois Étienne Lepage (Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, les 20 et 21 novembre). Et le Tof Théâtre nous entraîne, avec Piccoli Sentimenti, dans l’univers du marionnettiste Alain Moreau (Conservatoire d’art dramatique de Montréal, les 14 et 15 novembre).

Du Québec, entre autres choix : Les mains de mon père, de Serge Marois (directeur artistique de L’Arrière Scène) qui, en 2008, écrivait La robe de ma mère (Théâtre Aux Écuries, les 20 et 21 novembre) ; Luna, dans les yeux de mon père, pièce d’Hélène Ducharme sur l’immigration avec comédiens + acrobates + marionnettes (Théâtre Aux Écuries, le 15 novembre) et Vipérine, de Pascal Brullemans et Nini Bélanger, scrutant l’impact du deuil d’un enfant sur la famille (Maison de la culture Maisonneuve, du 18 au 20 novembre). À voir sans faute : Autopsie d’une napkin, d’Érika Tremblay-Roy, lauréate du récent Prix Louise-Lahaye de la Fondation du CEAD, spectacle dans lequel texte et musique se fondent pour dépeindre une famille à la déglingue (Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, les 18 et 19 novembre).

« Autopsie d'une napkin » © Dominique Lafond

Comme on le constate, il n’y a pas que du théâtre dans le programme préparé par Rémi Boucher, mais aussi de la danse, de la musique, des marionnettes, du cirque et des projections vidéographiques et photographiques. Bref, de tout pour tous. Messieurs dames, emmenez vos enfants…

Les Coups de théâtre, dans plusieurs salles de Montréal, du 14 au 25 nov., 514 499-2929.

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