Les cartes gagnantes de Robert Lepage

Quand on met 52 cartes entre les mains de Robert Lepage, il faut s’attendre à des combinaisons étonnantes. 

rob-lepage
Photo : Érick Labbé

Quand on met 52 cartes entre les mains de Robert Lepage, il faut s’attendre à des combinaisons étonnantes.

La preuve a pour titre Jeux de cartes, une tétralogie dont la Tohu présente coup sur coup les deux premiers volets, créés en 2012 mais encore jamais joués au Québec : Pique (deux heures 30 sans entracte) et Cœur (trois heures 30 mais, merci, avec entracte).

À partir d’un texte à plusieurs mains (huit auteurs, dont lui-même), Lepage nous y entretient des tensions entre l’Orient et l’Occident, des parallèles possibles entre un désert d’Irak et celui du Nevada, et plus généralement du bien et du mal, de la chute et de la rédemption. Le tout dans une scénographie circulaire d’une grande précision qui a fait dire à plusieurs critiques européens que le metteur en scène avait, une fois encore, sorti ses atouts.

(Pique, du 14 au 25 janvier ; Cœur, du 30 janvier au 9 février.)