Les contes de Perreau

L’auteur-compositeur-interprète Yann Perreau se prête au jeu de l’autoportrait.

Photo : Jocelyn Michel
Photo : Jocelyn Michel

Deux mots pour vous décrire ? Amoureux. Sauvage.

Un porte-bonheur ? L’expérience.

Créateurs de votre panthéon ? Pol Pelletier [femme de théâtre] et Richard Desjardins.

Cauchemar récurrent ? Je suis plus du genre « jouissif »…

Remède contre le trac ? Un bon réchauffement vocal et physique, et deux verres de rouge.

Ce que vous détestez faire ? Mettre de l’ordre dans ma paperasse.

Une chanson qui vous fait pleurer ? « Nantes », de Barbara.

Celle que vous sifflez sous la douche ? « Bang Bang », par Nancy Sinatra.

Avec qui aimeriez-vous rester bloqué dans l’ascenseur ? Björk.

Connaissez-vous les règles du football ? Oui, j’ai joué quatre ans avec les Tomahawks de Berthier (ligue intercollégiale). J’étais quart-arrière.

Si vous deviez choisir un musicien actuel ? Jack White [du duo The White Stripes].

Un auteur que vous aimeriez jouer ? Bertolt Brecht.

À minuit, qu’est-ce que vous faites ? Je me transforme en cheval.

Votre fond d’écran d’ordinateur ? Une photo de ma douce à l’île d’Orléans.

Une autre vie ? Les années folles dans le Paris d’Henry Miller.

Par qui aimeriez-vous être peint ? Un moine tibétain.

Pensez-vous qu’on est nus au ciel ? Pas rendu là dans ma réflexion.

Sauriez-vous faire un risotto ? Sûr que oui. Hamburger steak, sauce à spaghetti, pâté chinois, hot chicken, club sandwich, risotto, c’est pareil : ça prend de l’amour !

Qu’est-ce que vos admiratrices vous ont écrit ou donné de plus fou ? Assez d’inspiration pour ensemencer mon jardin secret ! Mais aussi des lettres super-touchantes et des objets, tels une toile, un bol tibétain, des pierres précieuses, des huiles essentielles… J’ai même reçu un sirop de radis (pour le foie) d’une dame qui insinuait que je buvais trop d’alcool !

Message dans un biscuit chinois ? « Vous êtes béni des anges, mais votre compte Fido est en souffrance de 280 dollars. »

Si Internet n’existait pas ? Les « mononcs » de l’industrie du disque dormiraient encore au gaz.

Si vous aviez un superpouvoir ? Je vivrais jusqu’à au moins 100 ans et verrais mes propres enfants devenir grands-parents dans un Québec indépendant, écologique, multiethnique, acteur clé parmi les leaders de la francophonie mondiale, prospère, démocratique, juste, créatif, visionnaire et responsable d’un des plus grands réservoirs d’eau douce de la planète.

Dernier mot avant de mourir ? Wow !

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Un serpent sous les fleurs, La Tulipe, à Montréal, le 21 oct., 514 529-5000 ; salle Octave-Crémazie (Grand Théâtre de Québec) le 22 oct., 418 643-8131. En tournée du 25 sept. 2009 à l’automne 2010.

www.yannperreau.com