Yael Naim et David Donatien – She was a boy

Avec le bataclan sonore qu’ils trimballent comme un cirque, Yael Naim et David Donatien s’en donnent à cœur joie tout en chantant les ambiguïtés du couple. 

À la manière d’un Manu Chao, qui compose 10 rengaines accrocheuses à partir des deux mêmes accords, les chansons douces de Yael Naim ont toutes cet allant qui dodeline, ce sourire mélancolique, ce désir de liberté.

Fait dans le même moule délicat que le précédent album (grand succès qui a profité d’une pub télé d’Apple comme moteur), ce nouvel ouvrage en anglais bénéficie encore de la collaboration intime entre l’artiste juive, née à Paris de parents tunisiens et qui a grandi en Israël, et ce Martiniquais pure laine, David Donatien, génial coloriste, lunatique et fou de musique.

Avec le bataclan sonore qu’ils trimballent comme un cirque, les deux s’en donnent à cœur joie tout en chantant les ambiguïtés du couple. Le timbre et le ton confidentiel évoquent  les ballades hébraïques ou le folk-jazz désinvolte de Madeleine Peyroux. Quant à « Never Change », c’est un petit bijou d’incertitude, et la chanson-titre intrigue et séduit de par son passé trouble…

YAEL NAIM ET DAVID DONATIEN / SHE WAS A BOY / Tôt ou tard