Les Gémeaux en six points plus tard

•La méchanceté va à Joël Legendre comme une selle à une vache : ses rares petites pointes acerbes semblaient lui déchirer la gorge quand il les émettait. À l’animation, il a démontré un mélange d’autodérision, de narcissisme, de brio et d’humour plat. Rendez-nous Véronique Cloutier !

•Les votants aux prix Gémeaux se sont discrédités en ne retenant pas Apparences, de Serge Boucher, dans la catégorie du «Meilleur texte dramatique».

•Incompréhensible, le numéro avec Brigitte Boisjoli, trois acteurs, une tripotée de danseurs – quand va-t-on nous libérer des danseurs dans les émissions de remise de prix ? – et un paquet de feuilles dans les airs, idée empruntée à Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, de Loui Mauffette, et à la tempête de confettis du clown russe Slava Polunin.

•Meilleur présentateur : Patrice Lemieux, faux joueur de hockey de la LNH interprété par Daniel Savoie (révélé par ses capsules sur le Web), annonçant dans un volapuk délirant les nominations pour la « Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias ». Il aurait dû écrire les textes de la soirée.

•La générosité de Louis-José Houde (« Meilleure animation – humour, série ou spécial de variétés ») qui, dans ses remerciements, a fait un câlin aux Bobos, de Marc Brunet, avec Marc Labrèche et Anne Dorval.

•L’élégance de Fanny Mallette, l’émotion d’Évelyne Brochu, les discours de Guy Nadon et de Michelle Allen, ma joie de voir couronnés Myriam Leblanc et Alexis Martin…

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