Les rendez-vous culturels

Humour et art contemporain… Les suggestions de sorties de notre chroniqueur Tristan Malavoy.

Ti-Mé (alias Claude Meunier) sera l'un des maîtres de cérémonie du Festival ComediHa!, à Québec. (Photo: David Cannon)
Ti-Mé (alias Claude Meunier) sera l’un des maîtres de cérémonie du Festival ComediHa!, à Québec. (Photo: David Cannon)

ComediHa ! : la vie en jaune

Après une quinzaine d’années d’existence, le Grand Rire de Québec se refaisait une beauté l’an dernier, adoptant au passage une (un peu curieuse, disons-le) nouvelle appellation : Festival ComediHa ! Le rendez-vous d’humour emblématique de la Vieille Capitale propose cette année encore une programmation relevée, qui se décline entre autres sous la forme éprouvée des galas d’humour, avec pour maîtres de cérémonie Patrice L’Ecuyer (11 juin), Mike Ward (17 juin) et Ti-Mé, alias Claude Meunier (18 juin). Aussi à l’affiche : Sugar Sammy et — ne réglez pas votre appareil — Corey Hart au parc de la Francophonie, respectivement les 18 et 25 juin, activités auxquelles on aura accès en se procurant le laissez-passer de ComediHa !, qui prend dorénavant la forme de voyantes lunettes jaunes. Le légendaire macaron du Festival d’été a de la concurrence ! (Du 8 au 25 juin)

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Femme dans la foule, acrylique d’Edmund Alleyn, vers 1972. (Photo: Succession Edmund Alleyn)

Edmund Alleyn, artiste vivant

Il est plutôt rare qu’un musée d’art contemporain consacre une grande exposition à un artiste mort 12 ans plus tôt. La mission d’un tel musée est de suivre l’évolution de l’art «contemporain», justement. Si le directeur du MAC, John Zeppetelli, et le commissaire Mark Lanctôt ont fait d’Edmund Alleyn (1931-2004) l’objet de l’un de leurs grands rendez-vous estivaux, c’est qu’ils considèrent que le travail de l’artiste québécois continue de résonner au présent et d’inspirer les créateurs actuels. Sous un bien joli titre, Dans mon atelier, je suis plusieurs, la rétrospective rassemble une cinquantaine d’œuvres (peintures, dessins, films) réalisées entre la fin des années 1950 et le début des années 2000. On y trouvera en outre ce qui est considéré comme l’une des premières créations d’art multimédia : L’introscaphe (1970). (Jusqu’au 25 septembre)