Les vieux du stade

Colisée Pepsi, à Québec, les 6 et 7 mai.

retour-idolesOn les croyait enterrés, on en pensait même quelques-uns morts. Pourtant, les Gilles Girard, Claude Barzotti, Demis Roussos reviennent, et sous une étiquette grandiloquente : Le retour de nos idoles. Nos idoles ? Faut pas exagérer.

On les croyait enterrés, on en pensait même quelques-uns morts. Pourtant, les Gilles Girard, Claude Barzotti, Demis Roussos reviennent, et sous une étiquette grandiloquente : Le retour de nos idoles. Nos idoles ? Faut pas exagérer.

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Kitsch, nostalgie, tout fait vendre. Vous en avez ras les oreilles des artistes émergents ? Voici les mamies et les papis de la chanson, qui n’ont pas envie de se taire. C’en est presque beau, quoique pas toujours vocalement !

Pour offrir les succès des années 1960-70-80, un joyeux métissage culturel : Isabelle Aubret, l’interprète de « C’est beau la vie », et Paolo Noël, subtil chanteur de « Paulette (flouche flouche) » [« Je m’appelle Paulette, je suis une tapette de la rue Sanguinette… »] ; Catherine Lara, que l’on a tant aimée, qui massacre avec enthousiasme les chansons de Léo Ferré sur son récent album, et l’imbousculable Michel Louvain ; La Compagnie Créole, insupportable de bonne humeur ; Chantal Pary et Herbert Léonard, et leurs mélos de fête des Mères bourrés de cholestérol. Qui, aujourd’hui, s’intéresse à Jenny Rock (« Douliou Douliou Saint-Tropez ») ? C’est injuste ? Sans doute. Dur de quitter la scène quand on y a lui ; alors, on s’accroche. « La gloire est pleine de cendres », écrivait Jack London.

Mélange de lard et de meringue, Le retour de nos idoles est animé par Michel Drucker et Michel Jasmin. Au moment d’écrire ce billet, 30 000 billets avaient déjà trouvé preneurs. Tant pis pour eux.

Colisée Pepsi, à Québec, les 6 et 7 mai.

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Et, si les gens de ces époques avaient envie d’y revenir le temps d’une soirée?! Pourquoi démolir une idée qui peut juste faire du bien? En tout cas, plus de 30 000 personnes ont choisi de s’amuser! Essayez d’en faire autant!

« Mélange de lard et de meringue », vous y allez un peu fort dans la métaphore. J’espère que ce billet qui suinte le mépris vous a fait du bien, à défaut d’avoir pu empêcher le bon peuple de se ruer sur ces vieux qui osent encore prétendre le divertir.

Vous avez bien raison! Pareille mascarade devrait avoir pour titre « Le retour du lisier » (et je pèse mes mots, c’est tout dire!)

Quelle condescendance et quel mépris! Vous êtes qui, vous, pour tenter de dicter ce que les gens devraient aimer et ce qui devrait leur faire plaisir, pour décider de ce qui devrait avoir de la valeur? Vous êtes qui, pour sous-entendre que ces artistes devraient rester dans leur coin et se taire, et pour les insulter? Quand on a besoin d’enfoncer les autres pour tenter de s’élever…

Lire un critique et s’insurger que le critique critique, c’est comme acheter des billets pour le festival Juste pour rire et sortir de la salle en furie, criant à qui veut l’entendre que « ces gens n’arrêtent pas de faire des blagues ! »

Vous voulez aller voir ce spectacle ? Mais faites-vous plaisir ! Qu’avez-vous à vous insulter à ce point de ceux qui ne pensent pas comme vous ?

Pour ma part, je vais rester chez moi. L’art qui se fige dans le temps et tente de reproduire une magie morte depuis longtemps (encore faut-il que la magie en question ait déjà existée, mais ça, c’est une autre histoire), je n’en vois pas l’intérêt.

Saviez-vous que si votre blogue était soumis aux règles que nous devons respecter afin de pouvoir commenter,votre article ressemblerait à ceci: Le retour de nos idoles est animé par Michel Drucker et Michel Jasmin. Au moment d’écrire ce billet, 30 000 billets avaient déjà trouvé preneurs.
Ça se passe de comment taire!!

Mathieu, je crois que vous avez mal saisi l’essence des commentaires, à tout le moins du mien. Celui-ci n’avait rien à voir avec le fait que j’irais ou pas voir ce spectacle, ni avec le fait que cette personne pense ou pas comme moi. Tous les goûts sont dans la nature, et il est bien normal que certains spectacles en intéressent certains, mais qu’ils en laissent d’autres indifférents. Par contre, donner son opinion est une chose, mais ridiculiser avec prétention et méchanceté, ça ne sert personne.

Et je suis d’accord avec Daniel.

@ Dominique Béland

Toute personnalité publique s’expose à la critique, qu’elle soit élogieuse, bonne, mauvaise ou dévastatrice. Si les gens n’aiment pas ça, ils ont le droit (et même le devoir) de le dire. Ne vous en déplaise, ça fait partie de la liberté d’expression.

Bonjour André!
Quand j’ai entendu parler de ce spectacle, il y a plus d’un an, je me suis dit: tiens comme en France.
Les Français sont très fidèles à leurs artistes, quétaines ou pas.
Il y a quelques années, en fait 5 ans, je me suis retrouvée dans la région de la Loire, un dimanche après-midi, tout le village s’amusait devant un spectacle où le HIT était un travesti qui chantait… ¨Quand j’étais chanteur¨, popularisé par Michel Delpech. Juste d’écouter cette chanson donne le ton. Les gens en redemandaient.
Nous avons ici un tel potentiel de créativité que de permettre aux idoles des années 60 de faire un dernier tour de piste, n’est pas très menaçant, selon moi.
Parfois, revivre sa jeunesse permet de mieux se préparer à la vieillesse…