L’habit de Dany

Un court documentaire retrace — commentaires du nouvel Immortel à l’appui — les étapes de la préparation de l’habit qu’a revêtu Dany Laferrière lors de son intronisation à l’Académie française, il y a quelques jours.

CultureIl aurait sans doute préféré y entrer en pyjama, mais ça aurait été très mal vu. Impensable, en effet, d’être adoubé par l’Académie française (fondée par Richelieu en 1634) sans la tenue appropriée — laquelle répond à des exigences de confection extrêmement précises.

Le cinéaste Jorge Camarotti signe un court documentaire qui retrace, commentaires du nouvel Immortel à l’appui, les étapes de la préparation de l’habit qu’allait revêtir Dany Laferrière lors de son intronisation à l’Académie, le 28 mai dernier.

Cet habit, le premier à être confectionné hors de l’Hexagone, a été dessiné par Jean-Claude Poitras et réalisé par l’atelier montréalais Sartorialto. Il aurait nécessité 650 heures de travail, dont les 500 consacrées par Jeanne Bellavance aux broderies.

S’il intègre les incontournables rameaux d’oliviers, symboles de l’immortalité, l’habit de Laferrière comporte des éléments originaux — une redingote plus longue que la moyenne, entre autres, ainsi que des motifs épurés.

À cet égard, l’histoire de l’habit académique est marquée par de menues révolutions. En 1848, par exemple, Victor Hugo remplace la culotte à la française avec bas de soie, jusqu’alors de mise, par le pantalon. Les femmes — on en voit sous la coupole depuis l’élection de Marguerite Yourcenar, en 1980 — ont pour leur part une liberté beaucoup plus grande dans le choix de leur costume : le règlement de l’institution n’a pas prévu de tenue féminine !

Voyez le documentaire de Jorge Camarotti ci-dessous.

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