L’histoire du cinquième Beatle en bande dessinée

S’il y a une histoire qui a été racontée des dizaines de fois (des centaines ? Des milliers de fois ?), c’est bien celle des Beatles, n’est-ce pas ? Pourtant, dans The Fifth Beatle, Vivek Tiwary lui a trouvé un nouveau point de vue : celui de Brian Epstein, le gérant qui les a menés au sommet du monde. 

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S’il y a une histoire qui a été racontée des dizaines de fois (des centaines ? Des milliers de fois ?), c’est bien celle des Beatles. Pourtant, dans The Fifth Beatle, Vivek Tiwary lui a trouvé  un nouveau point de vue : celui de Brian Epstein, le gérant qui les a menés au sommet du monde. Et pour le plaisir de nos yeux, il raconte cette histoire sous la forme d’un roman graphique magnifiquement illustré par Andrew Robinson.

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En 1961, Brian Epstein est le gérant de la boutique de disques familiale. Sa vie change du tout au tout quand il entre dans le club The Cavern, pour écouter le groupe le plus «hot» de Liverpool. Il voit en eux bien plus qu’un bon groupe de rock et il croit déjà que les Beatles pourraient conquérir la planète et devenir plus grands qu’Elvis. Il ne leur manque qu’un guide : lui. Les six années suivantes vont lui donner raison et consacrer son talent de gérant. Comme il y a un avant et un après Beatles, dans l’histoire de la musique, il y a un avant et un après Brian Epstein dans la culture populaire et l’industrie de la musique.

Mais Brian Epstein était aussi homosexuel dans un pays et à une époque où cela pouvait lui valoir la prison. C’est aussi cette histoire que voulait raconter Tiwary. La vie secrète d’Epstein traverse donc le récit, tout comme ses problèmes d’anxiété et la dépendance aux médicaments qui le mèneront à une mort précoce, à l’âge d’à peine 33 ans.

Les quatre Beatles y sont aussi, bien évidemment, mais pour une fois, ils sont plutôt en marge de l’histoire. John, Paul, George et Ringo sont même un peu caricaturaux, comme pour les empêcher de voler la vedette.

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Si l’histoire est bien racontée, malgré quelques dialogues pas toujours naturels, c’est assurément les dessins de Robinson qui volent la vedette. Colorés, magnifiques, pleins d’imagination, ils en mettent plein la vue et permettent parfois de belles inventions. Par exemple, ces quelques cases qui racontent les négociations d’Epstein avec Ed Sullivan… ou plutôt, avec une marionnette dirigée dans l’ombre par Sullivan.

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The Fifth Beatle est-il accessible à qui ne connaît pas au moins les grandes lignes de la carrière des Beatles ? Oui, mais les fans y auront certainement plus de plaisir que les néophytes. L’adaptation au cinéma du livre est déjà prévue, mais n’attendez pas pour rien : le film a bien peu de chances d’être aussi beau.

The Fifth Beatle : The Brian Epstein Story / Vivek Tiwary, Philip Simon, Andrew C Robinson, Kyle Baker / Dark Horse Comics 
Le livre est disponible en version numérique, un médium qui sied très bien aux couleurs éclatantes et contrastantes du livre.