L’oeil du maître

Inventeur du photojournalisme, fondateur de l’agence Magnum, Henri Cartier-Bresson tint sa première exposition sur Madison Avenue, à New York, en 1933.

Son credo: «Savoir regarder, cela s’apprend… mais quel dur plaisir.»

Son outil: le boîtier Leica. «Le prolongement de mon œil», disait-il. 

Inventeur du photojournalisme, fondateur de l’agence Magnum, Henri Cartier-Bresson tint sa première exposition sur Madison Avenue, à New York, en 1933.

Son credo: «Savoir regarder, cela s’apprend… mais quel dur plaisir.»

Son outil: le boîtier Leica. «Le prolongement de mon œil», disait-il.

Télérama écrivait en 2003: «Les plus grandes images de Cartier-Bresson gardent cette tension entre l’envie de perfection et l’appétit du précipice.»

Le photographe ne supportait pas d’être photographié.

Perturbé, qui sait?, par la force montante de la télé, il a cessé la photographie en 1970 pour se consacrer au dessin.

Mort, en 2004, à l’âge de 95 ans, il laisse des scènes de rues mémorables et des portraits fameux (Gandhi, Beckett, Camus…), photos dans lesquelles s’expriment son «instinct de l’instant» et son sens de la géométrie acquis durant ses cours de peinture à la fin des années 1920.

À se mettre sous les yeux: 27 tirages appartenant à la collection du Musée des beaux-arts du Canada. La Villa Bagatelle, hôte de l’exposition, est un cottage néogothique pourvu d’un jardin anglais où conversent quelque 380 variétés de plantes indigènes.

Le maître de l’instant, Villa Bagatelle, arrondissement Sainte-Foy-Sillery, jusqu’au 23 août, 418 654-0259. www.ville.quebec.qc.ca