Lucia à la folie

Pour la scène de folie de l’héroïne, Lucia di Lammermoor, de Donizetti, se retrouve au palmarès des opéras les plus appréciés des amateurs.

Pour la scène de folie de l’héroïne, Lucia di Lammermoor, de Donizetti, se retro
Elena Xanthoudakis, soprano / photo : Andrew Kopp

OPÉRA / LUCIA À LA FOLIE

Gaetano Donizetti a composé quelque 75 opéras. C’était, disent les experts, «plus un praticien qu’un chercheur». S’il ne renouvela ni la forme ni le genre, il donna à l’opéra des mélodies qui tiennent la route, même quand elles sont détachées du contexte. Référence du romantisme italien, Lucia di Lammermoor, dont l’histoire se donne des airs de Roméo et Juliette, est considéré comme le sommet de l’œuvre du compositeur. À cause du sextuor (fin de l’acte 2), l’un des passages dramatiques les plus puissants de l’histoire de l’opéra, mais surtout de la longue et célèbre scène de folie de Lucia, à l’acte 3, qui permet à son interprète de déployer toute sa palette technique et émotive.

Dans le rôle de Lucia, justement: Elena Xanthoudakis, à qui Grégoire Legendre, directeur artistique de l’Opéra de Québec, proposa le rôle en 2008 lors du passage à Québec de la soprano gréco-australienne pour le concours Operalia (fondé par Placido Domingo), où elle remporta le troisième prix. À ses côtés: le baryton Étienne Dupuis et les ténors Marc Hervieux et Thomas Macleay. Mise en scène de Robert Marien, que l’on a plus souvent vu associé à la comédie musicale qu’à l’opéra.

Lucia di Lammermoor, salle Louis-Fréchette (Grand Théâtre de Québec), les 15, 18, 20 et 22 mai, 418 643-8131.

www.operadequebec.qc.ca