Ludo Pin : Paris-Montréal

Chansonnier amateur de rap, guitariste aimant les boîtes à rythme, musicien curieux qui a fait des études en ethnomusicologie, Ludo Pin est définitivement un homme courageux. Ça lui a certainement pris du courage pour quitter Paris, où il avait un début de carrière, et venir s’installer à Montréal. Et il lui en faut peut-être encore plus pour sortir son deuxième disque, Paris-Montréal, alors qu’un bébé est débarqué dans sa chaumière il y a quelques semaines seulement !

Chansonnier amateur de rap, guitariste aimant les boîtes à rythme, musicien curieux qui a fait des études en ethnomusicologie, Ludo Pin est définitivement un homme courageux. Ça lui a certainement pris du courage pour quitter Paris, où il avait un début de carrière, et venir s’installer à Montréal. Et il lui en faut peut-être encore plus pour sortir son deuxième disque, Paris-Montréal, alors qu’un bébé est débarqué dans sa chaumière il y a quelques semaines seulement !

« Je voulais sortir le disque plus tôt, mais il n’était pas prêt. Le sortir plus tard, ça nous enverrait en 2014, alors que ça fait déjà deux ans que je travaille dessus… On ne dort pas beaucoup, mais on y arrive pareil. Et puis, ça marche bien: faire un enfant et sortir un disque, c’est un peu pareil. »

Sur son nouvel, hum… « enfant », Ludo Pin propose une musique qui n’est pas sans rappeler une version un peu plus rugueuse de celle de son compatriote Jérôme Minière, autre Montréalais d’adoption. Un son plus rugueux et vitaminé qu’on doit en partie au travail de réalisation du musicien Navet Confit (Jean-Philippe Fréchette).

Celui-ci lui a fait entrer plus de mélodies et des choeurs dans l’univers de Ludo Pin. Le parler-chanter du premier album (Ludo Pin, 2004) est un peu remisé pour laisser la place à des mélodies plus assumées. « Quand je chantais, raconte Pin, Navet me demandait : « C’est laquelle, ta note, exactement ? ». Je me suis rendu compte que je ne le savais pas toujours moi-même. »

Le groove reste quand même bien au centre des chansons du disque. Un groove alimenté notamment par les claviers d’Ariane Moffatt, qui donne un coup de main sur un bonne partie de l’album. Décidemment, le jeune homme a le don de se faire de bons amis !

 

Le résultat est une pop aventureuse qui grouille et bourdonne, où les guitares et les synthés groovent, mais qui sait aussi se faire sensible quand c’est le temps. Sur la très belle « Pense à moi », par exemple.

Si c’est pour continuer à faire d’aussi bons albums, il peut bien rester, Ludo Pin. De nouveaux Montréalais comme ça, on en prend n’importe quand.

Ludo Pin / Paris-Montréal / Indépendant

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