Métro, boulot, maillot

Si été rime avec plage pour les vacanciers du monde entier, il en va de même pour les citadins.

Photo : Carlo Bollo/Alamy

En 2002, la Ville de Paris – sous l’impulsion de son maire socialiste, Bertrand Delanoë – a créé un phénomène urbain en permettant la construction d’une plage artificielle sur les quais de la Seine. Le but : permettre à tous d’aller « à la mer ».

Paris Plages, dessiné par le scénographe Jean-Christophe Choblet, fut un succès instantané. Le concept a fait école, et des métropoles du monde entier, de New York à Buenos Aires en passant par Berlin, Rome et Copenhague, ont créé des oasis sur les rives des cours d’eau qui les traversent. Sable fin, chaises longues et parasols permettent de fuir le bitume.

« Les fonctions industrielles disparaissent des villes, et celles-ci se réinventent », explique l’architecte québécois Claude Cormier, maître d’œuvre des plages urbaines de Toronto, et à qui la Société du Vieux-Port de Montréal a confié la conception de sa nouvelle plage de l’Horloge, qui ouvre ce mois-ci. Contrairement à ce qui est le cas à Paris et à Toronto, l’accès à cette plage est payant. Mais voilà une idée lumineuse pour reconnecter Montréal à son fleuve.


Montréal – Photo : Claude Cormier+Associés / Nicola Betts