MOUAIS / À l’ADISQ, auteurs manquants, révélation marquée

En nomination pour le titre de l’« Auteur ou compositeur de l’année » au prochain gala de l’ADISQ (le 7 novembre) : Luc De Larochellière, Les Trois Accords, Moran, Radio Radio et Damien Robitaille, tous méritants. Ont pourtant fait paraître des albums admissibles dans la catégorie, mais non retenus au final :  Vincent Vallières, Fred Pellerin et Daniel Bélanger. M. Bélanger, moins bon parolier que Damien Robitaille, moins bon compositeur que Moran ?

https://www.youtube.com/watch?v=NDLvikvE7Tk

AJOUT : Merci à Éric B. qui, dans son commentaire, me rappelle que Fred Pellerin ne fait que trois titres originaux sur son album Silence, ce qui explique qu’on ne le retrouve pas parmi les nommés dans la catégorie « Auteur ou compositeur de l’année ». Mais Karkwa, lui, pour Les chemins de verre ? Le groupe n’aurait certainement pas dévalué une catégorie où concourent Les Trois Accords !

https://www.youtube.com/watch?v=bD8_NIhSsRE

Dans la catégorie « Révélation de l’année », on lit les noms de Marc Hervieux et Maxime Landry, entre autres. Hervieux chantait de l’opéra quand Landry-aux-bonnes-joues était encore un enfant. Révélation, vraiment ? Un peu de sérieux.

https://www.youtube.com/watch?v=lDs8BwIg7PY


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Les Trois Accords auteurs-compositeurs de l’année???? Pour : « Dans mon corps de jeune fille, il y a des changements » répété mille fois???

Comme dirait l’autre, excusez-moi, je vais aller perdre conaissance.

D’avoir ignoré Vincent Vallières est vraiment une bourde énorme. Il est l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus en vue de sa génération. De plus en plus, l’ADISQ me semble déconnectée de la réalité.

Bonjour,

Définitivement, Daniel Bélanger est vachement moins bon parolier que Moran. S’agit que d’écouter son plus récent album (de JF Moran) pour s’en convaincre. Ses textes sont absolument à couper le souffle.

Par contre, Radio Radio et Les Trois accords dans la catégorie paroliers, ishh, là ça fait saigner mes oreilles.

J’adore Vincent Vallières et Daniel Bélanger.
Vallières maîtrise l’art de la chanson folk/pop incroyablement. Mais où est l’originalité, l’inventivité, le pas de plus par rapport à ses oeuvres précédentes.

Daniel Bélanger, je trouve qu’il ressemble à Pierre Lapointe dans son dernier album. Il se perd un peu trop dans la métaphore pseudo-romantique, on est loin de Rêver mieux dont les textes étaient superbement assis sur la musique.

Fred Pellerin: 3/4 chansons qui ne sont pas des reprises sur l’album, faut pas exagérer, ce n’est pas sa place. Au plan interprétation par contre…

Concernant les nominés, mon bémol va à Radio radio. Oui c’est festif, oui c’est original mais les compositions vont toutes dans la même direction. Les 3 accords à mon avis ont réussis à transcender leur travail et les textes sont beaucoup plus subtils, leur côté festif noie le poisson brillament.

Haaaaa… L’ADISQ. Chaque année, je me bidonne et me désole en regardant les nominés autant que les catégories.

Mais qu’est-ce que ça peut bien être, du « Folk contemporain » ? À l’époque, il y avait aussi une catégorie « Folk », de laquelle on pouvait déduire qu’elle désignait le folk « ancien », mais elle n’existe plus. Reste une seule hypothèse : le folk contemporain, c’est Walter Boudreau qui dirige un orchestre de banjos et de guitares acoustiques. Mais non !

Semblerait donc que Bernard Adamus, c’est du folk contemporain. Ça va, ça se comprend. Fred Pellerin aussi. Ok. Damien Robitaille ? Heu…

On apprend aussi que Karkwa est un groupe « alternatif », alors que les Vulgaires Machins font du « Rock ». D’ailleurs, Karkwa compose assez bien pour gagner le prestigieux prix Polaris au Canada Anglais, mais pas assez pour être auteur ou compositeur de l’année. Peu importe, en fait, parce que la catégorie « Alternatif » est remise dans un gala lui aussi « alternatif », celui diffusé sur les ondes de Artv. C’est un peu la table pour enfant dans un souper de Pâques.

C’est aussi dans ce gala « vous êtes pas assez vendeurs pour qu’on vous mette à la vraie télé » que l’on remet le prix pour le disque « jazz interprétation ». On y échappe cette année, mais rappelons-nous qu’en 2007, Frédérik de Grandpré et son swing du négociateur avait remporté la statuette, devançant de vieux routiers comme Michel Donato, Pierre Leduc, Richard Provençal et Jean-Pierre Zanella.

Mais, j’y pense : vous ne nous avez pas révélé votre préféré dans la catégorie « Musique électronique », monsieur Ducharme. Quoi ? Que me dit-on dans l’oreillette ? Cette catégorie n’existe plus !? Semblerait qu’il n’y avait pas assez de candidatures. Poirier, Guillaume & The Coutu-Dumonts, Champion, Akufen, Chromeo, Pheek, Tiga, Misstress Barbara, Mateo Murphy, Deadbeat, Le Matos… Non ? À moins que ce ne soit parce que ça coûte 1320$ faire partie de l’ADISQ, en plus des 275$ pour chaque candidature. Quand on est un artiste indépendant, va-t-on flamber 1600$ pour se faire remettre un prix dans un gala semi-télédiffusé ?

(Pour plus d’infos : http://www.piknicelectronik.com/fr/blog/2010/9/15/le-tres-petit-quebec-dot-dot-dot et http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201009/21/01-4317559-ladisq-est-elle-en-2010.php )

Je pourrais m’étendre encore longtemps comme ça, mais, comme disait l’Oncle Serge, « pourquoi courir le risque d’user ses ménisques juste pour aller chercher un Félix ? »
http://www.youtube.com/watch?v=INfmvOFh0gI