Musique nomade : pour aller au-delà de Kashtin

Combien de musiciens autochtones pouvez-vous nommer ? Le groupe Kashtin, oui. Le rappeur Samian, bien sûr. Et… c’est tout ? Pourtant, ce n’est pas le talent qui manque ! C’est pour lui permettre de rayonner que l’équipe du Wapikoni mobile, ce studio de cinéma sur roues qui va d’une localité à l’autre afin de réaliser des films avec des autochtones, a créé Musique nomade.

Photo : le groupe Violent Ground

« À l’arrivée du Wapikoni dans une communauté, on trouve très peu de cinéastes, dit Karine Gravel, chargée de projet. Mais des musiciens, il y en a plein ! » Deux formateurs y débarquent donc pendant deux semaines. À leur départ, cinq musiciens ont en main un démo, un vidéoclip et des photos. Pour l’instant, l’équipe fait six escales par année.

L’aventure se poursuit ensuite sur le site Web, musiquenomade.com, où les musiciens autochtones peuvent obtenir les conseils et le mentorat d’artistes établis, dont Richard Séguin et Samian.

Sur le même site, le public peut découvrir les musiques et les vidéos créées par les artistes de Musique no­made. La guitare acoustique et le folk se taillent la part du lion, mais on y trouve aussi du rap et de la musique électronique. La majorité chante dans une langue autochtone, ce qui n’est pas sans ajouter au charme.

À découvrir :

  • Nimuk Kanapé, dont le folk rappelle celui de Florent Vollant.
  • Laura Niquay, qui chante son folk-rock d’une voix particulière.
  • Violent ground, « les seuls rappeurs Naskapis au monde ».
  • Les quatres jeunes femmes de Rising Moon et leurs chants traditionnels.
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