PROFIL / Nathalie Albert, chanteuse à ara

Initiative du Conseil québécois de la musique pour souligner la Journée internationale de la musique, le 1er octobre : proposer aux médias d’« adopter », le temps d’une entrevue, un musicien ou un chanteur peu connus du public. Nous avons adopté une belle femme au sourire sans compter : Nathalie Albert, chanteuse qui joue à saute-mouton avec les styles : jazz, classique, swing, bossa, pop, etc.

Initiative du Conseil québécois de la musique pour souligner la Journée internationale de la musique, le 1er octobre : proposer aux médias d’« adopter », le temps d’une entrevue, un musicien ou un chanteur peu connus du public. Nous avons adopté une belle femme au sourire sans compter : Nathalie Albert, chanteuse qui joue à saute-mouton avec les styles : jazz, classique, swing, bossa, pop, etc.

Si elle a un peu de mal à se définir, elle est sûre de ce qu’elle veut : « Que ma vie ressemble à un scénario du Muppet Show. »

Née à Rotterdam d’un ingénieur indonésien et d’une infirmière québécoise, elle a grandi à Chambly, où elle écoute Nathalie Simard et rêve de faire comme elle – ne sachant évidemment pas ce que la chanteuse subit en coulisse. Famille aisée, enfant douée : cours de ballet, de gymnastique ; cégep et université en chant classique. Elle se joint à des chœurs, puis aux Moonlight Girls, trio vocal swing qui fait bifurquer l’éprise de Mahler vers le jazz et les revues de Broadway. « Je cherche toujours ma couleur propre. Il se peut que je ne la trouve qu’à 80 ans. En attendant, j’explore. »

nathalie-albert
Photo : Joannie Lafrenière

Et apprivoise, dans une maison qui ne manque de rien à Beaconsfield, deux perroquets que son compagnon avait achetés pour son ex-femme ! « Au début, j’avais peur. Vous avez vu leur bec, capable de casser une noix de Grenoble en moins de deux. » Aujourd’hui, elle flatte Madame Coby, ara rouge qui, en retour, lui chante « I Feel Pretty ». « Elle me prend pour sa conjointe », dit Nathalie, de plus en plus au fait des mœurs des psittacidés. L’autre, Madame Darwin, gris d’Afrique trop timide pour se montrer, balbutie « Tico tico ».

Ça doit être gai le matin quand tout ce beau monde se met aux vocalises. « Elles faussent terriblement, mais je n’ose pas le leur dire. » Ce qui n’est pas le cas de la soprano, dont la voix se hisse sans difficulté sur les plus hautes branches.

Son premier album solo, No More Blues, ne contenait que des reprises de succès. Le second, Le call de l’orignal, mise sur des chansons originales, mais toujours dans une palette de teintes musicales. « Je ne cherche pas à devenir une vedette, mais à donner un sens à ce que je fais. »

« Le call de l’orignal », de l’album Le call de l’orignal

« Vers toi », de l’album Le call de l’orignal

C’est pourquoi elle souhaite organiser cet automne une activité de collecte de fonds pour la Fondation Baluchon Alzheimer, qui offre un service de répit aux aidants dont un proche est atteint de cette maladie neurologique. Sur son perchoir, Madame Coby nous fait une petite crise de jalousie. Au moment où l’on quitte sa maîtresse, elle croaille quelque chose qui ressemble à « goodbye ».

Au bouquet Garni, à Laprairie, le 16 oct., 450 444-7818
Au centre JN-Plante, à Disraeli, le 12 mars 2011, 418 449-5155

myspace.com/nathaliealbert

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