Neema : fini l’anonymat

NEEMA / WATCHING YOU THINK / Sony

NEEMA / WATCHING YOU THINK / Sony

Son premier album lui avait valu un succès d’estime. Mais voilà que NEeMA tombe sur Leonard Cohen et que le patriarche de la chanson folk montréalaise conclut que, dans la foule des chanteuses inutiles, il a déniché une voix qui avait quelque chose à raconter. Ne reste qu’à écrire de nouvelles histoires sous l’œil avisé du maître, pendant qu’il dessine le portrait qui deviendra la pochette.

Avec contrebasse, mandoline ou violoncelle, ces ballades respirent, limpides, habillées d’une douce lumière, malgré la persistance d’une certaine mélancolie. Dans cet album dédié à sa sœur Debbie, morte en 2009, NEeMA nous offre surtout des berceuses, comme « Elsa’s Lullabye » – pour sa propre fille -, « Running », qui évoque une errance fatale, et « Romeo and Juliet », de Dire Straits, que l’on retrouve avec plaisir.