Nitro Rush à la rescousse du box-office?

Depuis le début de l’année, les recettes du cinéma québécois sont au plus mal. Que faudra-t-il pour renverser la tendance?

Guillaume Lemay-Thivierge (deuxième à partir de la gauche) reprend le rôle de Max dans la suite du film Nitro. (Photo: Films Séville)
Guillaume Lemay-Thivierge (deuxième à partir de la gauche) reprend le rôle de Max dans la suite du film Nitro. (Photo: Les Films Séville)

L’énergie déployée dans les mille et une cascades de Nitro Rush, le nouveau film d’Alain Desrochers, suffira-t-elle à infléchir la tendance actuelle, qui laisse présager une bien mauvaise année pour le cinéma québécois?

Au début de l’été, les statistiques étaient même plutôt alarmantes: pour la première moitié de 2016, on parlait d’un anémique 2,5 % de part de marché (une baisse de plus de 50 % par rapport à l’an dernier, selon l’Observatoire de la culture et des communications du Québec).

En salle depuis le 1er juillet, Les 3 p’tits cochons 2, de Jean-François Pouliot, a fait bouger les files avec quelque 250 000 entrées à ce jour. Guillaume Lemay-Thivierge et Nitro Rush feront-ils aussi bien? Vont-ils réussir un coup aussi fumant qu’avec Nitro (2007), 428 000 entrées au compteur? Ils devraient à tout le moins aider fortement un box-office en mal de succès.

Malgré de belles contributions d’auteurs au septième art québécois — King Dave, Avant les rues, Endorphine… —, les chiffres sont en effet sans pitié: en 2016, seuls trois films, pour l’instant, ont franchi le seuil des 15 000 entrées.

Une mise à jour de ces chiffres s’imposera évidemment après la sortie, le 21 septembre, de Juste la fin du monde, le nouveau film de Xavier Dolan. Depuis Mommy (plus de 370 000 entrées au Québec), il semble être le seul cinéaste québécois d’aujourd’hui à pouvoir espérer toucher le grand public avec un film d’auteur.

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5 commentaires
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Genre de film de « douchebag » et de « poupounes » de service que l’on a vu des centaines de fois.

Non merci!

Scénario usé jusqu’à la corde et mille fois présenté sur nos écrans. Seuls les noms des « acteurs » changent. L’histoire est toujours la même.

Si c’est ça qui vient à notre « rescousse », on est dans le trouble…le GROS trouble.

Question plate, nos films québécois doivent-ils être destinés à être projetés en salle? Le cinéma a évolué, il reste de moins en moins d’espaces en salle pour des films à plus petit déploiement. C’est la tendance du moment. Quand un film sans super-héros, sans explosion comme Wolfs of Wall Street exige un budget de 100 millions $ vous savez qu’il y a quelque chose de casser. Donc, pourquoi s’entêter à faire des films pour les salles avec des budgets de misère comparativement à ceux de nombreuses productions internationales? Pourquoi ne pas faire des téléfilms? Au final, ces films seront vus par 200, 300, 400 mille personnes, ce qui est mieux que les quelques milliers actuels, non? Le but de la culture est qu’elle soit vue ou qu’elle occupe de l’espace?

Merci pour le lien. Les quelques fois que j’ai entendu M. Séguin s’exprimer, je suis toujours surpris par ses points de vue hors convention. Et je poursuis ma réflexion sur mon propos précédent. Notre cinéma « national » s’est démarqué pendant des années par une imagination dans le processus de création pour compenser le manque de moyens. Cependant, nous sommes restés pris avec les mêmes stratégies de diffusion qui ne sont plus adaptés à nos besoins. Vous parlez de Nitro Rush, j’ai appris récemment l’existence du film alors que je sais depuis pratiquement deux ans qu’il va y avoir un Star Wars intitulé Rogue One. Je ne dis pas que ce dernier film est de meilleure qualité, je remarque seulement que la « game » de la promotion et de la diffusion a changé. Il y aurait tellement à dire (durée de vie en salle, etc.), je m’arrête ici.