Norah Jones – …Little Broken Hearts

Le changement de décor et de son, orchestré par l’énigmatique Danger Mouse, et le changement d’apparence, inspiré des films loufoques et lugubres de Russ Meyer, Norah Jones les endosse à fond.

Le long baiser avec Jude Law dans le film de Wong Kar-wai (My Blueberry Nights), la rupture avec son placide contrebassiste Lee Alexander, l’amitié complice et soudaine avec ce producteur fou, Brian Burton : l’émancipation de Norah Jones la déclasse à tout jamais comme chanteuse de jazz, et cela fait bien son affaire.

Douze esquisses sur le désordre amoureux, tan­tôt ludiques, tantôt fragiles, parfois même cruelles, comme « Myriam », qui se délecte dans le sadisme. Elle passait pour une fille trop sage, mais la belle Miss Jones, qui flirte avec le diable, a réussi en 10 ans plus de collaborations à contre-emploi que n’importe quel artiste dans cette industrie.

Cette fois, le changement de décor et de son, orchestré par l’énigmatique Danger Mouse, et le changement d’apparence, inspiré des films loufoques et lugubres de Russ Meyer, elle les endosse à fond.

Parfois, la mise en scène peut paraître désincarnée, l’éclairage un peu froid, mais cette valse des cœurs blessés scrute le mystère du couple et affirme que « s’aimer, c’est apprendre à dormir côte à côte ». Numéro un des albums rock aux États-Unis. Fallait le faire !

NORAH JONES / …LITTLE BROKEN HEARTS Blue Note / EMI

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