Peter Peter Pan

Photo : Jocelyn Michel

Le disque de Peter Peter, chez les disquaires le 8 mars.

« Je n’ai d’autre ambition que d’être heureux et de ne rien regretter. En musique, je viens juste apporter les textures que j’entends, ma fragilité, ma spontanéité. » Peu rompu aux entrevues, le chanteur Peter Peter dit tout : « Je suis naïf, ambivalent et bipolaire, mais je me soigne en essayant de me tenir loin des toxines. »

Il a 26 ans, tous ses cheveux et tous ses rêves. Il a étudié en cinéma, commencé à jouer de la guitare et à écrire des chansons à 19 ans. Pour son nom d’artiste, il n’a fait que doubler son prénom. « J’ai voulu me créer une identité qui n’appartienne qu’à moi et me détacher de mon père, absent de ma vie, en rejetant son patronyme. »

« Je n’ai d’autre ambition que d’être heureux et de ne rien regretter. En musique, je viens juste apporter les textures que j’entends, ma fragilité, ma spontanéité. » Peu rompu aux entrevues, le chanteur Peter Peter dit tout : « Je suis naïf, ambivalent et bipolaire, mais je me soigne en essayant de me tenir loin des toxines. »

Il a 26 ans, tous ses cheveux et tous ses rêves. Il a étudié en cinéma, commencé à jouer de la guitare et à écrire des chansons à 19 ans. Pour son nom d’artiste, il n’a fait que doubler son prénom. « J’ai voulu me créer une identité qui n’appartienne qu’à moi et me détacher de mon père, absent de ma vie, en rejetant son patronyme. »

Photo : Jocelyn Michel
Photo : Jocelyn Michel

Dans sa courte bio, cette note : « Dépendant affectif à la recherche de sa mère à travers le regard des passantes et des inconnues. » Y voir de l’ironie, bien sûr, mais aussi le profil de nombreux garçons élevés par leur maman et qui, lancés dans la vie, continuent de pousser, en éternels ados, à l’ombre des jeunes filles en fleurs ! « Comme Peter Pan, je ne veux pas vieillir, de peur de faire les mauvais choix. »

À Québec, où il a vu le jour, Peter Peter naît véritablement en 2002 — et en anglais — au sein du groupe Post-Scriptum. Cinq ans après, il revient au français et entame une carrière solo avec un mini-CD comportant des titres aussi sémillants que « Splénectomie » et « Corbillard ».

Quelques concours plus tard, il remporte, en 2008, le titre d’auteur-compositeur-interprète de l’année à « Ma première Place des Arts ». À l’émission Je l’ai vu à la radio (Radio-Canada), Louise Forestier ne modère pas ses transports : « Il écrit des textes extraordinaires, il a une présence, un charisme et un corps ! » Oui, bon, on va tout de même le laisser grandir.

Enrôlé par Audiogram, il livre un premier album — qu’on dirait enregistré dans la pièce d’à côté, ce qui lui confère un charme particulier. Ses chansons inventent un univers de désespoir doux où, sur des mélodies qui s’incrustent, rôdent des thèmes comme la solitude et la mort. « La mélancolie me sert de réflexe pour écrire. » Pas d’apitoiement dans l’interprétation, mais une voix ductile partant tantôt de la tête, tantôt du ventre. Les textes ? Ils avancent par images, marchent aux inversions et aux mots qu’on ne serait pas porté à associer : « Tu es la seule prière qui rajeunit mon corps » (« Porte-bonheur »).

Peter Peter a quelque chose à dire, c’est sûr qu’on lui prêtera les oreilles.
À écouter en priorité : « Tergiverse », avec la participation de Cœur de pirate, « Montréal » et « UHF », qui clôt l’album et donne envie d’y retourner.

Chez les disquaires le 8 mars.

Le site officiel de Peter Peter

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