Pleins feux sur la contrebasse

GARDEN SCENE / ŒUVRES POUR CONTREBASSE SOLO DE KORNGOLD, BOTTESINI, CASADESUS, GLIÈRE ET WEINBERG. Joel Quarrington, contrebasse ; Andrew Burashko, piano. ANALEKTA 2 9931.

« Garden Scene », de Eric Wolfgang Korngold (1897-1957), tiré de Much Ado About Nothing Op.11, avec l’aimable autorisation d’Analekta.

L’un des meilleurs contrebassistes classiques du monde est le Torontois Joel Quarrington, contrebasse solo à l’Orchestre du Centre national des Arts, à Ottawa. S’il était violoniste, il aurait engrangé une foule de disques en solo, mais son répertoire est limité. En voici pourtant un riche échantillon, incluant la belle Élégie, de Giovanni Bottesini, contrebassiste virtuose du 19esiècle qui a jugé que composer pour l’instrument était la meilleure façon de pallier les lacunes du catalogue. Quarrington lui a d’ailleurs consacré deux disques (sous étiquette Naxos). Un des titres de gloire du musicien est qu’il accorde sa contrebasse à l’ancienne, en quintes, comme le violoncelle, plutôt qu’en quartes. Cela explique en partie la sonorité veloutée, sans égale, mais non pas sa virtuosité éblouissante, puisque ce changement l’a obligé à refaire ses classes. Le plus important demeure ses qualités d’interprète, qui imprègnent la Scène de jardin romantique, de Korngold, aussi bien que l’émouvante Sonate pour contrebasse seule, du Russe contemporain Mieczyslaw Weinberg.

 

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