Pourquoi les grippe-sous ne rient plus en Espagne

Un club de comédie de Barcelone vient d’inventer le concept de rieur-payeur.

Pay per Laugh

Un club de comédie de Barcelone vient d’inventer le concept de rieur-payeur.

Afin de lutter contre la baisse du nombre de clients, le Teatreneu a décidé de ne faire payer ses clients qu’au nombre de rires.

Chaque esclaffement coûte 0,30 euro (0,43 $CAN), jusqu’à une limite d’environ 34 $CAN – soit près de 80 rires. Au-delà de cette somme, chaque sourire ou fou rire est gratuit.

Le système, copensé par l’agence de publicité locale The Cyranos McCann, se base sur une technologie de reconnaissance faciale, qui permet d’évaluer l’appréciation d’une représentation par les spectateurs. Une fois le numéro terminé, ces derniers peuvent consulter, devant leur siège, la tablette qui a scruté tous les mouvements de leur visage pendant la durée du spectacle. Une application mobile lancée par le Teatreneu leur permet de payer la note et de partager leurs résultats sur les réseaux sociaux.

En Espagne, le taux de fréquentation des théâtres avait baissé de 30 % en seulement un an, à la suite de la décision du gouvernement, en 2012, d’augmenter de 8 % à 21 % la taxe sur la valeur ajoutée. Par ricochet, le prix moyen d’un billet avait chuté de 20 %.

Les premiers résultats du « Pay per Laugh » incitent toutefois à l’optimisme : selon le théâtre, le prix moyen d’un billet a augmenté de six euros (8,5 $CAN). Aidé par l’impressionnante couverture médiatique qui a suivi le lancement du projet, le Teatreneu a aussi vu sa fréquentation en hausse de 35 %.

Selon la BBC, l’initiative barcelonaise a fait des émules en Espagne, où d’autres salles ont copié le concept.

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