Prodiges à l’œuvre

ANDRÉ MATHIEU / CONCERTINO NO 2. DMITRI CHOSTAKOVITCH / CONCERTO POUR PIANO NO 1 EN DO MINEUR. FÉLIX MENDELSSOHN-BARTHOLDY / CONCERTO POUR PIANO ET VIOLON EN RÉ MINEUR. Alain Lefèvre, piano ; David Lefèvre, violon ; Paul Archibald, trompette. London Mozart Players, dir. Matthias Bamert. ANALEKTA 2 9283.

« Place aux jeunes » pourrait être le titre de ce CD. Poursuivant la réhabilitation d’André Mathieu, Alain Lefèvre y donne la création sur disque du Concertino n° 2, que le compositeur montréalais au destin tragique écrivit à… six ans ! D’accord, on pense que son papa compositeur, Rodolphe Mathieu, s’est mêlé de l’orchestration, et le chef Gilles Bellemare y est allé de retouches, mais quand même ! La pièce étonne par sa maturité. Elle valut à Mathieu, en 1942, le premier prix au concours de composition de la Philharmonique de New York. Non moins impressionnant est le Concerto pour piano et violon composé par Mendelssohn à 14 ans : invention mélodique, sens de la structure, tout annonce les chefs-d’œuvre à venir. Le pianiste y est fort bien secondé au violon par son frère David. Chostakovitch ? Il a déjà plusieurs œuvres majeures derrière la cravate quand il signe ce concerto, à 27 ans. Son humour sardonique s’y étale dans toute sa verve, cible de choix pour l’énergie d’Alain Lefèvre.

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