Qui paie pour de la musique ?

Les gens ne veulent plus payer pour de la musique, répète-t-on souvent. Pourquoi certains artistes réussissent-ils quand même à les faire dépenser?

Plusieurs analystes attribuent à la chanteuse britannique Adele le mérite d'une
Photo : Peter Kramer / PC

Plusieurs analystes attribuent à la chanteuse britannique Adele le mérite d’une première hausse des ventes de dis­ques aux États-Unis depuis 2004. À l’échelle mondiale, c’est plus de 16 millions d’exemplaires de son album 21 qu’elle aura vendus en 2011. Dans son pays natal, 21 est aussi le meil­leur vendeur de 2011 devant… 19, son album pré­cédent. Sans costumes extravagants ni décolletés vertigineux, avec sa seule voix, Adele a rappelé à l’industrie du disque que c’est d’abord la qualité de la musique qui compte.

Sans connaître un succès de l’ampleur de celui d’Adele, bon nombre de musiciens talentueux arrivent quand même à des résultats impressionnants. En faisant la prévente d’un disque qui n’existe même pas encore, le violoncelliste américain Ben Sollee a réussi à amasser en trois jours l’argent nécessaire pour enregistrer cet album à venir. Comme beaucoup de musiciens, il n’a pas une tonne d’admirateurs, mais ceux qu’il a sont prêts à soutenir sa musique et à sortir leur carte de crédit.

Bandcamp, site de diffusion et de vente de plus en plus populaire parmi les musiciens, a récemment révélé un fait surprenant. Ce service offre l’option de laisser l’acheteur déterminer le prix qu’il veut payer pour un disque, en suggérant tout de même une somme. Dans 40 % des cas, l’acheteur paie volontairement plus cher que le prix suggéré.

Tout ça alors que les gens, nous dit-on, ne veulent plus payer pour de la musique…