Raconte-moi un auteur: Nicolas Dickner

«Ce serait formidable d’en finir avec l’analphabétisme», dit l’auteur, lauréat du Prix du Gouverneur général, catégorie Romans et nouvelles, pour Six degrés de liberté.

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Nicolas Dickner (Photo : Idra Labrie)

Quel est votre rituel d’écriture? Quels sont vos rêves les plus fous?L’actualité a demandé aux finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général de parler de leur métier. Toutes les entrevues de la série «Raconte-moi un auteur» sont accessibles ici.

Nicolas Dickner est lauréat des Prix du Gouverneur général pour son roman Six degrés de liberté, publié aux Éditions Alto.

L’étincelle

Comment est né votre désir d’écrire, de créer? Des souvenirs d’enfance précis?

J’ai écrit mes premiers textes en 5e secondaire, pendant les cours de mathématiques, un carnet posé sur les genoux. Je réinventais les contes de Perrault en version punk, et ils circulaient ensuite sous le manteau. J’avais un tout petit lectorat.

Le rituel

Où et quand vous installez-vous pour écrire, pour créer? À quoi ressemble votre espace de travail? Thé, café, boissons, objets fétiches?

J’ai toujours été infidèle à mes lieux de travail. Lorsque je suis revenu à Montréal, il y a 10 ans, j’ai tenté d’écrire sur un ordinateur de table, toujours assis sur la même chaise. Ça n’a pas duré. Je suis vite revenu au portable, au portatif, et maintenant je travaille où je veux. À mon bureau, sur le sofa, au comptoir de la cuisine. Je me déplace avec le soleil. Je change le mal de place.

L’ouvrage

Quel est le livre qui vous a marqué, qui a changé votre vie? Pourquoi?

Plusieurs livres m’ont marqué, mais La vie mode d’emploi occupe sans doute une place à part. J’ai toujours été estomaqué par l’ampleur, par l’ambition folle de ce romans —avec un s —, mais aussi par la finesse de Georges Perec, qui, non content de s’imposer des contraintes prodigieusement complexes, parvient à les dissimuler aux yeux des lecteurs.

Le projet

Quel est votre prochain projet littéraire? Le ou les thèmes que vous prévoyez aborder?

J’ai l’impression d’avoir bouclé un cycle, en publiant Six degrés de liberté. J’ai presque totalement perdu l’envie de travailler sur les idées que je gardais en banque. Il me reste peut-être un projet sur une héroïne oubliée de Montréal — mais je cherche encore l’angle sous lequel développer la question.

Le rêve

Vos rêves les plus fous! Pour le monde de la littérature (l’avenir du livre, par exemple), pour la société, pour votre entourage, pour les arts…

Ce serait déjà formidable d’en finir avec l’analphabétisme.

Toutes les entrevues de la série «Raconte-moi un auteur» sont accessibles ici.


Les Prix littéraires du Gouverneur général sont administrés et financés par le Conseil des arts du Canada.

 

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