Pilote(s) de première ligne

D’accord, je ne suis pas en avance : le premier épisode de la websérie Pilote(s) a été mis en ligne le 16 février. Il a fallu que j’apprenne qu’elle était en compétition dans la section Web-humour au Festival international de télévision sur Internet 2012 pour y jeter un œil.

La série, réalisée par Henry Bernardet (À l’ouest de Pluton), n’a rien remporté au concours, sinon un spectateur : bibi. J’ai souri tout le temps et parfois ri à ventre déboutonné, emporté par le scénario absurde, décalé, osé de Patrick Dupuis et Jean-Philippe Durand, deux diplômés des Conservatoires d’art dramatique de Montréal et de Québec, qui jouent, et fort bien, aux côtés des aussi bons Marie-Ginette Guay, en mère dépressive exaltée, Marianne Verville et Joey Scarpellino (l’aîné des Parent), bien heureux de montrer ses muscles.

À lire le pitch, on se demande s’il va tenir la route. Eh bien si, en tout cas le temps des dix capsules. « Pat et JP reçoivent une lettre de leur père biologique qu’ils n’ont jamais vu. L’homme leur lègue toute sa fortune à une condition : qu’ils convainquent un diffuseur de mettre en ondes une émission de télé qu’ils auront créée de toutes pièces. » Les deux frères s’y attellent, mais ce n’est pas gagné.

Devant l’une des tentatives télévisuelles de ses fils, la mère s’extasie : « C’est le plus beau film que j’ai vu depuis Tout le monde en parle. » Je la ris encore.

Dernier épisode diffusé le 5 avril (je l’ai vu, n’ai pas été déçu).

Pilote(s), à voir sur le site de V.