Robert Charlebois en 25 faits (et facéties)

En vrac et dans le désordre, voici, glanés dans le temps, quelques-uns des faits et gestes de Robert Charlebois (libre à vous de cocher ses mauvais coups) :

charlebois-cannes1. En 1969, à l’Olympia, à Paris, un tambour de la batterie dont il jouait a roulé sur le public. On a rapporté qu’il l’avait jeté à la face des gens. Début de légende.

2. Il a joué au golf avec les Pompidou et les Giscard d’Estaing.

3. En 1970, il a participé au Festival Express, voyage en train qui devait faire le tour du Canada, mais s’est arrêté après trois escales. Parmi les « passagers » : Janis Joplin, Buddy Guy et Grateful Dead.

4. Il est né à Ahuntsic, habite à Westmount et possède une casa en Guadeloupe.

5. Il a été le premier Blanc à se produire au Esquire Show Bar en 1970.

Charlebois, on pourrait le dessiner les yeux fermés : boule de cheveux… étrangement sans gris (!), nez de clown, yeux en trous de suce, mais vifs. 66 ans, de beaux restes et cet humour qui persille presque toutes ses phrases. Après une longue période d’inspiration manufacturée et de sucreries qui n’étaient plus de son âge, il lançait, en 2001, l’album Doux sauvage, où il retrouvait de sa poudre magique. Sur scène, c’est encore une bête incroyable d’énergie ; et son dernier disque, Tout est bien, prouve qu’il lui restait des choses à dire.

En vrac et dans le désordre, voici, glanés dans le temps, quelques-uns des faits et gestes de Robert Charlebois (libre à vous de cocher ses mauvais coups) :

1. En 1969, à l’Olympia, à Paris, un tambour de la batterie dont il jouait a roulé sur le public. On a rapporté qu’il l’avait jeté à la face des gens. Début de légende.

2. Il a joué au golf avec les Pompidou et les Giscard d’Estaing.

3. En 1970, il a participé au Festival Express, voyage en train qui devait faire le tour du Canada, mais s’est arrêté après trois escales. Parmi les « passagers » : Janis Joplin, Buddy Guy et Grateful Dead.

4. Il est né à Ahuntsic, habite à Westmount et possède une casa en Guadeloupe.

5. Il a été le premier Blanc à se produire au Esquire Show Bar en 1970.

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6. A écrit un roman On dirait ma femme, en mieux (Lanctôt, 1999). Sans suite.

7. A rédigé, en 2002, la 9e Dictée des Amériques qui se terminait ainsi : « P.-S. – Eurêka ! J’ai résolu mon dilemme entre Kierkegaard et Nietzsche. » [Le salaud ! J’avais fait deux fautes avec cette seule phrase.]

8. Brasseur une douzaine d’années. Il a vendu Unibroue, dont il était l’un des trois actionnaires, en 2004 : bref, il n’est pas dans le besoin !

9. Il a révolutionné la manière de  faire de la musique en français. Dans les années 1970, Louise Forestier le surnommait « le Mick Jagger québécois ».

10. Il a joué dans Un génie, deux associés, une cloche, de Sergio Leone, en 1975.

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11. Avec la collaboration de son cousin Jean Charlebois, il a écrit un opéra-rock, Cartier, en 1993, et une tragédie musicale, Jean-sans-Nom, en 1999. L’histoire n’a retenu ni l’une ni l’autre.

12. Candidat du Parti Rhinocéros à Longueuil, en 1967, il réclamait un ministère de l’Imagination.

13. Il a écrit pour Castro « Mon ami Fidel ».

14. Il a reçu Ségolène Royal au restaurant de son fils Victor, à Outremont.

15. Ami de Miou-Miou, Julien Clerc, Coluche, Stan Getz, David McNeil, excellent parolier et fils du peintre Marc Chagall, etc. Frank Zappa lui a montré à jouer de la guitare et a produit la chanson « Petroleum » sur l’album Swing Charlebois Swing.

16. Il est le beau-frère de Jean-Loup Dabadie, célèbre parolier, mais aussi romancier élu à l’Académie française en 2008.

17. Ironique, partisan de l’autodérision, il a endisqué « Le meilleur du pire de Charlebois ». Dans son spectacle actuel, Avec tambour ni trompette – survol de quatre décennies de chansons -–, un segment est accordé à ses pires succès. Rappelons qu’il a chanté  «Les talons hauts ».

18. Il a coécrit L’Osstidshow, en 1968 : « une révolution culturelle » comme on l’a écrit à l’époque. Il a remis ça avec L’Osstidshow king size et L’Osstidshow meurt.

19. En 1970, il a fait une tournée française – et pas reposante – avec Léo Ferré.

20. Il a reçu un doctorat honorifique de l’Université Concordia en 2010.

21. Il a collaboré aux revues musicales Terre des bums, Peuple à genoux et Superarchipelargo. Il y a un flop dans ce trio…

22. Avec Félix Leclerc et Gilles Vigneault, il a ouvert la Superfrancofête, à Québec en 1974. Un album en témoigne : J’ai vu le loup, le renard, le lion. En 1976, à Montréal, il était du spectacle 1 fois 5, avec Deschamps, Vigneault, Ferland et Léveillée.

23. Il a chanté Réjean Ducharme, Marcel Sabourin, Mouffe, Claude Péloquin et la seule chanson de Pierre Bourgault, « Entre deux joints » (« Tas rien à perdre vois-tu/ Parce qu’ici au Québec/ Tout commence par un Q/ Pis  finit par un bec. »)

https://www.youtube.com/watch?v=Ns9Z8jSt_5Y

24. En 2009, il mettait en scène Il était une fois… la boîte à chansons, le spectacle réunissant Pierre Calvé, Claude Gauthier, Pierre Létourneau et Jean-Guy Moreau, qui, après plus de 100 représentations, continue de tourner au Québec. Son fils, Jérôme, assure la première partie.

25. Il a dit: « Si j’essayais d’être jeune aujourd’hui, j’aurais l’air d’une femme de 75 ans en minijupe. »

Les commentaires sont fermés.

C’est un peu notre Liz Taylor ou notre Charles Aznavour: y’a tout fait dans les années 60 et 70.

Après, il a roulé sur son vieux stock.

Les 25 faits ne font que démontrer qu’il se tenait en compagnie de grosses pointures. Est-ce que le name-dropping fait de quelqu’un une personnalité?

Chose certaine, Charlebois savait faire sa promotion et savait s’entourer de personnes ressources…

En effet, pas de grandes chansons après Longue distance (milieu 70) et j’écoute surtout ses vieilles chansons. Désolé Inukshuk, Charlebois est un nom en lui-même, pas besoin de name dropping. De plus il est bel et bien une personnalité que vous l’aimiez ou nom.

J’ai vu Charlebois la première fois dans un vieil aréna de fond de rang en 1972 et c’était un super show enlevant. Je l’ai revu en 1980 dans un auditorium, puis en 1990, en 2002 et aussi en 2005 et à chaque fois, ça brassait merveilleusement. Chaque fois aussi, Ordinaire était magique avec le follow spot sur lui, installé au piano et vêtu de sa chemise bleu pâle. La dernière fois, c’était une salle de p’tits-vieux comme moi, dont la moyenne d’âge atteignait 70 ans… Et les gens dansaient debout dans les allées et connaissaient toutes les chansons.

Meilleur « all bum » et meilleur show : Fu Man Chu en 1972. Je l’ai revu en nov 2009 avec 15 musiciens sur scène et son spectacle « Avril sur Mars » nous a tous renversé. Chanter Madame Bertrand (Coeur en chômage) avec sa choriste Rachel Gentil devenait du pur bonbon (à la réglisse hé hé). J’ai pus d’cheveux mais j’ai ma tête et porte encore fièrement mon t-shirt de Robert Charlebois. Redécouvrez « Solidaritude » (1973) pour voir …

Son dernier disque n’a pas pour titre :Tout va bien.

C’est plutôt : Tout est bien.

Admin : Tout à fait ! La coquille est maintenant corrigée. Merci.

Et n’en déplaise à Inukshuk, Charlebois a ouvert la voie à bien des musiciens qui avant lui, se contentaient de jouer de la pop en anglais dans leur garage (ou sous-sol)sans oser en sortir…

Quel merveilleux placotteux notre Robert national! il a toujours un point de vue éclairant sur les choses et les gens. J’ai toujours un grand plaisir à le revoir en show, j’suis un fan, il faut que je le revois régulièrement! En passant, il vous manque 2 faits vraiment pas ordinaires, et je n’invente rien ça été raconté par lui même: il a fumé du pot avec 2 premiers ministres ! Moi j’ai ma petite idée sur leurs noms !