Romans: à perte de vue

Rencontre avec des écrivains de l’Amérique des grands espaces.

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Le vieux saltimbanque, par Jim Harrison, Flammarion, 160 p.; Amérique: Des écrivains en liberté, par Jean-Luc Bertini et Alexandre Thiltges, Albin Michel, 320 p.

L’écrivain américain Jim Harrison avait déjà publié ses Mémoires à 65 ans. Comme il a vécu 13 années de plus, il en a écrit une suite juste avant sa mort, survenue en mars 2016, où on le voit se débattre avec son vieux démon l’alcoolisme, l’impuissance sexuelle, son déménagement au Montana et… une truie, achetée sur un coup de tête, dont il élève les huit porcelets. Avec sa verve décapante et son humour défiant toute rectitude politique, le vieux saltimbanque n’aura pas manqué son dernier tour de piste.

Pour retrouver le plaisir de sa compagnie, on n’a qu’à ouvrir le splendide volume sur l’Amérique des écrivains en liberté, dont il fait la couverture. Outre Jim Harrison, on rencontre ici Louise Erdrich, Richard Ford, Sherman Alexie, Annie Proulx et une trentaine d’auteurs qui ont choisi de rester en région, de décrire les grands espaces du Sud, du Midwest, des Rocheuses et de la côte du Pacifique, d’y planter des drames ruraux souvent violents, d’éclairer l’Amérique profonde. Aventure qui a duré cinq ans et s’est déroulée sur 40 000 km, cette série de portraits dresse le panorama d’un territoire littéraire qui s’étend à perte de vue et qu’on n’a pas fini d’explorer.

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