Rouler seul ou avec un club ?

Rouler tout seul, à son propre rythme, c’est bien. Mais rouler avec un club comporte aussi bien des avantages.

Vélo : rouler seul ou avec un club ?
Photo : iStockphoto

D’abord, l’heure du départ est fixée à l’avance, tout comme le parcours de la randonnée, établi en fonction du temps disponible. De plus, vous apprendrez à rouler en groupe serré et à communiquer avec le cycliste derrière vous – par exemple pour l’informer de l’état de la route. Comme vous pédalerez à l’abri de vent (c’est l’effet de peloton), vous accroîtrez en même temps votre vitesse moyenne. Bref, ces sorties sont une bonne façon de vous motiver à améliorer votre technique de pédalage tout en rencontrant des gens.

« D’accord, me direz-vous, mais je ne suis pas du genre à rouler vite. » Je vous dirais que ce n’est pas forcément un problème. Dans la plupart des sorties de club, les cyclistes se donnent rendez-vous à un point X. De là, le groupe se divise selon la vitesse moyenne de chacun. On peut par exemple imaginer qu’il se scinde en trois équipes : dans la première, on trouvera des cyclistes dont la moyenne est de 30 km/h, dans la deuxième, la cadence sera de 25 km/h, et dans la troisième, de 20 km/h. Quand viendra pour vous le moment de rejoindre l’une d’elles, pensez à évaluer correctement votre vitesse moyenne et méfiez-vous de ce qu’indique votre cyclomètre : le 30 km/h qui s’affiche correspond peut-être à votre vitesse maximale en descente. Mon conseil : roulez toujours à votre rythme.

Mais tous les clubs n’offrent pas forcément ce genre de groupes de niveau. Renseignez-vous ! Si ce n’est pas le cas, vous remet-on une carte avant le départ pour éviter que vous vous perdiez ? Informez-vous également sur le type de parcours.

Choisir un club

Il existe toutes sortes de clubs cyclistes : sportif, VTT ou compétition; pour les jeunes, les aînés, les femmes, les gens d’affaires, les célibataires, et j’en passe ! Vous en trouverez la liste par régions sur le site de Vélo Québec ou tout simplement en effectuant une recherche dans un moteur comme Google. Vous pouvez également demander conseil dans les boutiques spécialisées; celles-ci sont souvent rattachées à un club. Bon à savoir : on trouve des associations cyclistes dans la plupart des municipalités du Québec.

Les clubs de VTT sont surtout établis en région : au Saguenay, à Sherbrooke, à Québec, etc. Au Lac Saint Jean, les adolescents trouveront leur bonheur au Club Acidose Lactique, qui couvre toutes les catégories : descente, route, BMX et montagne. Vous devinez qui est à l’origine de ce dernier ? Eh oui, le coureur cycliste Pierre Lavoie ! Celui qu’on a surnommé l’Homme de fer est engagé à la fois auprès des jeunes et des personnes souffrant d’acidose lactique, une maladie héréditaire qui touche plusieurs familles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Comme je le mentionnais plus haut, il existe une foule de clubs plus spécialisés, comme l’Association cycliste en développement des affaires : au lieu d’aller jouer au golf, ses membres se réunissent le troisième mercredi de chaque mois pour une sortie à vélo d’environ trois heures. La journée se termine par un souper table champêtre ou à l’auberge. Pas si mal pour échanger entre professionnels ! Pour les retraités, le groupe le plus connu est Vélo Chambly – du même nom que la boutique -, qui organise ses sorties les mardis à 9 h du matin. Pour votre information, les clubs planifient généralement leurs randonnées en dehors des heures de travail.

Il existe aussi un groupe réservé aux femmes : chez Speedy Girly, « l’agent masculin » ne peut participer que sur invitation et seulement à la condition de porter au moins un vêtement rose. L’idée de ce club a germé lors du Grand Tour 2006 : certaines participantes avaient orné leur sac de selle d’un écusson visible de loin. Le groupe s’est créé par la suite. Il organise une sortie par mois.

Vous voyez : vous avez l’embarras du choix ! Il ne vous reste plus qu’à déterminer vos centres d’intérêt. Mais avant de vous inscrire à un club, pensez à en lire le règlement et à vous renseigner quant aux frais d’adhésion, à l’équipement nécessaire, voire obligatoire (casque, vêtements portant le logo des commanditaires), et à l’organisation des sorties.