Santana et le rock du tiroir-caisse

Carlos Santana reste une référence rugissante, un son incandescent, un apôtre humaniste, dont le retour en force restera dans les annales de l’industrie du disque.

Santana / Guitar Heaven / Arista/Sony

Il n’y a quand même pas beaucoup de héros de la guitare des années hippies qui soient encore aujourd’hui des tireurs d’élite. Carlos Santana reste une référence rugissante, un son incandescent, un apôtre humaniste, dont le retour en force restera dans les annales de l’industrie du disque.

Le producteur Clive Davis a créé un monstre, et après Supernatural et Shaman, le voici qui dessine sur mesure une sélection imparable des meilleures « tounes de guitare » de l’histoire, chacune avec un chanteur invité.

Qui préfère quoi ? Chez nous, on aime « Whole Lotta Love » et la surprise du « Back in Black », avec le rappeur Nas. Mais peut-on égaler la rudesse dégingandée de « Can’t You Hear Me Knocking », des Stones ? On est bien loin de l’époque bénie où notre Carlos, rebaptisé Devadip par son gourou Sri Chinmoy, prêchait l’amour, la dévotion et l’abandon.