Sophie Lorain – Les grandes chaleurs

Au Québec, où peu de réalisatrices ont opté pour la comédie, Denise Filiatrault faisait jusqu’ici figure de pionnière et d’excep­tion. Aujourd’hui, sa fille Sophie Lorain, vedette de L’odyssée d’Alice Tremblay, prend le relais avec Les grandes chaleurs, adaptées d’une pièce de Michel Marc Bouchard maintes fois jouée dans les théâtres d’été depuis sa création, en 1991.

Au Québec, où peu de réalisatrices ont opté pour la comédie, Denise Filiatrault faisait jusqu’ici figure de pionnière et d’excep­tion. Aujourd’hui, sa fille Sophie Lorain, vedette de L’odyssée d’Alice Tremblay, prend le relais avec Les grandes chaleurs, adaptées d’une pièce de Michel Marc Bouchard maintes fois jouée dans les théâtres d’été depuis sa création, en 1991. Une quin­quagénaire (Marie-Thérèse Fortin) y est amoureuse d’un gar­çon de 20 ans (François Arnaud), cleptomane et toxicomane.

Sophie Lorain ne limite pas ses ambitions au public des théâtres d’été, loin de là. Plus rassembleuse qu’Hergé, qui ne s’adressait qu’aux lecteurs de 7 à 77 ans, elle vise un public de 14 à 94 ans. Rien de moins. Elle porte d’ailleurs la comédie en haute estime et est convaincue qu’il faut «vraiment mal connaître ses rouages pour la regarder de haut». Selon elle, il n’y a pas de recette magique, mais un ingrédient de base demeure indispensable: la vérité. « Il faut qu’elle trouve sa source dans toutes les sphères de la pièce ou du film, précise-t-elle: dans le texte, les dialogues, la mise en scène, le jeu, le respect du genre. Et si l’esthétisme est de la partie dans la signature visuelle, alors on a une chance de faire lever la pâte…»

Tout en haut du palmarès comique de Sophie Lorain, on trouve des films de France, du Royaume-Uni et des États-Unis: La cage aux folles, A Fish Called Wanda, Alexandre le bienheureux, Tootsie et Parenthood.

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