[Sotchi] La chance de Patrick Chan

Depuis les derniers Jeux d’hiver, Patrick Chan a été champion du monde de patinage artistique trois fois plutôt qu’une. À Sotchi, la médaille d’or est à sa portée.

Photo : S. Popopnyk
Photo : S. Popopnyk

Musique

Sa séquence de jeux de pieds endiablée — sa marque distinctive — sera mise en valeur dans le programme long par l’exubérance desde Vivaldi. Un mauvais choix musical peut plomber une performance, comme l’a appris Chan l’an dernier avec de Puccini : « La musique semblait traîner et les jeux de pieds étaient trop lents. »

Jambe droite

La quadruple boucle piquée, que Chan maîtrise parfaitement, est le saut qui donne le plus de points. Après avoir sauté et tourné quatre fois sur lui-même en moins d’une seconde, il réussit à se poser avec grâce. Même si, à l’atterrissage, la jambe droite encaisse plusieurs fois le poids du patineur, en raison de l’élan et de la descente. Comme si un frigo s’écrasait sur la glace !

Coup de patin

Sa glisse aérienne et ses enchaînements de pas complexes sont deux atouts. Le système de notation adopté en 2004 par l’Union internationale de patinage (ISU) accorde en effet autant d’importance au rendu artistique des performances qu’à leur dimension athlétique. Bref, les transitions comptent tout autant que les sauts spectaculaires.

Confiance

Chan a battu plusieurs records du monde avec ses pointages cumulatifs ces dernières années, obtenant par exemple la marque stratosphérique de 295,27 points à l’étape parisienne du Grand Prix de l’ISU, en novembre 2013. Il trône au sommet du classement de l’Union internationale de patinage.