[Sotchi] Marie-Michèle «Mitch» Gagnon : la fusée !

Marie-Michèle «Mitch» Gagnon, de Lac-Etchemin, est l’une des skieuses les plus prometteuses du circuit. À 24 ans, elle a à son actif une vingtaine de tops 10, dont une troisième place, dans des épreuves de slalom et de slalom géant de la Coupe du monde.

Photo : Alpine Canada
Photo : Alpine Canada

 

L’œil du tigre

Pour savoir si Marie-Michèle est dans le bon état d’esprit au portillon de départ, il suffit de regarder ses yeux. « S’ils sont concentrés, confiants, comme ceux d’un tigre à l’attaque qui sait ce qu’il s’en va faire, c’est bon signe. Si on se met à regarder aux alentours, un peu distraitement, c’est le signe que ça pourrait moins bien aller. »

Entre les deux oreilles

Pendant qu’elle dévale la piste, les points techniques répétés avec ses entraîneurs lui occupent l’esprit. « En slalom, je pense à aller chercher les portes au lieu d’attendre qu’elles viennent à moi. Ça me permet d’être plus combative. »

Il faut que ça tienne

Marie-Michèle a pratiqué le patinage artistique de l’âge de 7 à 12 ans. Rien à voir ? Au contraire. L’équilibre est une aptitude essentielle, tant pour filer à toute vitesse sur des skis que pour réussir un axel. Pour les mêmes raisons, elle s’entraîne régulièrement à marcher et à sauter sur… une corde raide, tendue à environ un mètre du sol.

Des muscles explosifs

Les cuisses et les fesses sont le moteur de la skieuse. Mais il faut pouvoir déployer sa force en un instant pour effectuer des virages rapides — plus d’un virage par seconde, en slalom. Pour y parvenir, essayez les squats façon Mitch : pliez les genoux en descendant le bassin près du sol — encore plus bas, il faut s’accroupir ! — avec une barre de 110 kilos sur les épaules. Remontez en position debout le plus vite possible. Répétez.

Comme en F1

Marie-Michèle Gagnon pourrait vous doubler sur l’autoroute : elle peut atteindre 130 km/h dans les épreuves de descente (les championnes, telle l’Américaine Lindsey Vonn, se rendent à 140 km/h). À la manière d’un pilote de formule 1, elle ne ressent pas la vitesse comme vous et moi. « Tout semble arriver tranquillement, dit-elle, comme au ralenti. »

Des bras puissants

Marie-Michèle consacre deux séances de musculation par semaine à la partie inférieure de son corps, et une à renforcer ses bras. Elle lève environ 80 kilos à l’épaulé. Les poussées que les skieuses se donnent au départ peuvent compter pour beaucoup au chronomètre.

Un côté douillet

Pas question de souffrir dans ses bottes ! « Autant elles sont serrées et performantes, autant elles sont confortables. C’est comme enfiler des pantoufles. Ce serait difficile d’être une skieuse si on avait mal aux pieds chaque jour. »