Spectacles, installations, cabarets audio au Mois Multi de Québec

Admettons que vous êtes à Québec pour le Carnaval, rien ne vous empêche d’attraper une activité ou deux du Mois Multi – ce qui se fait de mieux en arts multidisciplinaires et électroniques.

Si j’étais vous, je ne me tiendrais pas trop loin de :

Brise-glace (Galerie d’Engramme du 14 au 16 février). « Tableau mouvant », cette installation montre, dans une galerie de verre, une rameuse (l’artiste performeuse Diane Landry) suspendue entre ciel et terre.

L’enfant lunaire (Studio d’Essai de la Coopérative Méduse, les 7 et 8 février). Daniel Danis nous a écrit de grandes pièces (Cendres de cailloux, Celle-là). On nous annonce qu’il « entame une nouvelle phase de recherche sur les langages de la représentation multidisciplinaire. » Ça ne veut pas dire grand-chose, mais on reste curieux du travail de l’auteur et « écriveur scénique » (c’est lui qui le dit). On ira aussi pour les objets mécanisés inventés par l’artiste-bricoleur Julien Maire.

Photo : Gaëtan Gosselin

Tête à tête (Studio d’Avatar, du 7 au 10 février) du danseur, chorégraphe et « créateurs d’images improbables » Stéphane Gladyszewski. Une performance de 15 minutes durant laquelle un seul spectateur se retrouve face à l’interprète. [J’apprends que le spectacle affiche complet. Ben coudon.]

Infinity ll (Studio d’Essai de la Coopérative Méduse, du 15 au 28 février). Une installation vidéo de HeeWon Lee qui a imaginé la projection verticale de l’image d’une cascade dont on a inversé le cours. Troublant.

Kitchen (You’ve Never Had it So Good) (Salle Multi, les 8 et 9 février). Collectif alignant sept directeurs artistiques (ça ne doit pas toujours être simple dans les réunions), Gob Squad (Allemagne et Royaume-Uni) propose, dans cette performance de cinéma en direct, de reproduire en temps réel Kitchen (1965), le « film expérimental sur l’hédonisme des Swinging Sixties », d’Andy Warhol, qui sera quant à lui projeté au bistro-bar La Cuisine (205, rue de Saint-Vallier Est) le 9 février à 17 h.

Photo : David Baltzer

Tunnel (Salle Multi, du 15 au 28 février). En traversant le dispositif de l’installation des Brésiliens Rejane Cantoni et Leonardo Crescenti, le spectateur sent le sol fuir sous ses pieds pendant que les portiques basculent les uns après les autres. Mieux qu’un manège à la Ronde.

Photo : Leonardo Crescenti

• Même l’Orchestre symphonique de Québec se prête au Mois Multi avec deux premières mondiales : The Absence of Shelling is Almost Like Music – pour violoncelle solo, orchestre et vidéo – de Tim Brady et L E M M, et PHO- :TON, de Cod.Act, une pièce pour orchestre et piano photonique – qui ne produit pas de son, mais de la lumière, qui anime tel ou tel instrumentiste ! C’est pas clair ? Allez-y voir ! Grand Théâtre de Québec, le 20 février.

• Pour ne pas être de reste, l’ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec présente Le téléphone bien tempéré, de Walter Boudreau et Yves Daoust, œuvre inspirée du premier Prélude et fugue du Clavier bien tempéré de Bach. L’idée : mêler aux sonorités de l’orgue, du clavecin et du quintette à vent les sonneries de téléphones dispersés dans l’espace, y compris ceux du public qui, pour une fois, pourra garder son portable allumé. Palais Montcalm, le 9 février.

Aussi d’autres performances, installations interactives et sonores, atelier d’introduction à la lutherie numérique.

Mois Multi, à Québec, jusqu’au 28 février. 418 524-7553, poste 3