Trois questions à Jérôme Minière

Avec Dans la forêt numérique, Jérôme Minière nous offre son album le plus artisanal depuis ses débuts, ayant lui-même composé, joué, chanté, arrangé et mixé les 11 chansons. Il planche actuellement sur la création de spectacles atypiques, à l’image de ce disque, pour aller à la rencontre du public.

Photo : D.R.

L’album est très éclectique, plein de surprises. Quelle était votre vision avant de l’enregistrer et comment avez-vous trouvé le bon filon musical ?

Je voulais rendre compte de notre époque, comme je le fais toujours dans mes albums. Sauf que cette fois-ci c’était plus difficile, parce que nous vivons dans un monde très fragmenté, troublé, rempli de paradoxes, qui ne semble plus toujours sensé. J’ai donc travaillé six mois dans mon studio sans m’imposer de direction précise, afin d’évoquer ce chaos relatif, ce n’importe quoi.

Le rapport entre l’humain et la technologie semble être le thème principal. Dans les textes de l’album, que souhaitiez-vous avant tout aborder ?

Je pensais l’avoir assez évoqué dans mes précédents albums, mais ce thème s’est à nouveau imposé, parce qu’il est incontournable aujourd’hui. Nous sommes toujours plus immergés dans les technologies, souvent à notre corps défendant, et cela nous change en profondeur en tant qu’individus et comme société. Nous devenons même parfois étrangers à nous-mêmes. La crise des populismes semble venir en réponse à ces troubles identitaires.

Après plus de 20 ans de carrière, quels sont vos principaux défis créatifs ?

Je dois assumer que ma musique n’est plus forcément nouvelle, surprenante ou originale. Je ne cherche plus à être à la mode. J’aborde le métier de manière plus humble. Je cherche la justesse de ton et la beauté. Ça, c’est une quête infinie, quel que soit l’âge que l’on a !

Album en vente maintenant.

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