Trois questions à Yves Desrosiers

Un grand concert soulignant les 20 ans de l’album phare de la regrettée Lhasa de Sela, La Llorona, réalisé par Yves Desrosiers, aura lieu le 16 décembre à Montréal.

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Un grand concert soulignant les 20 ans de l’album phare de la regrettée Lhasa de Sela, La Llorona, aura lieu ce mois-ci à Montréal. Pour l’occasion, Yves Desrosiers, qui a concocté ce précieux album avec la chanteuse américano-mexicaine, se réunit avec les musiciens originaux de la tournée et s’entoure de plusieurs invités spéciaux.

Comment décririez-vous la relation professionnelle qui vous unissait à Lhasa ?

Nous étions en général au même diapason sur les plans artistique et musical, sensibles aux mêmes artistes et aux mêmes visions. Même si Lhasa me traduisait ses textes en espagnol, je n’avais pas vraiment besoin de savoir ce qu’ils racontaient. Je sentais facilement l’émotion qu’elle pouvait dégager, et la musique prenait la route qui lui était montrée.  Cela dit, nous étions deux personnes vraiment différentes sur bien d’autres aspects.

Quel effet ça vous fait de revenir sur cet album deux décennies plus tard, sans Lhasa, qui nous a quittés il y a huit ans ? 

C’est quand même un peu bizarre de rejouer ces chansons avec les mêmes musiciens qui formaient à l’époque le groupe de la tournée. Être réunis autour de ces titres sans celle qui les faisait vibrer nous ramène à deux sentiments opposés : celui de penser que ces chansons ne peuvent pas être jouées sans notre petite sœur de l’époque, celle qu’on regardait d’un air protecteur alors qu’elle était presque seule au milieu de la scène, et en même temps, celui de revivre de bons souvenirs… Et ça, il y en a beaucoup.

La connivence qui vous liait est-elle toujours aussi forte ?

Nous avons eu d’autres occasions de jouer ensemble depuis. Récemment, il y a eu le spectacle Piaf a 100 ans : Vive la Môme !, qui réunissait ces mêmes musiciens. En fait, ce petit noyau qui a pris racine dans la tournée de l’album La Llorona un peu partout en Amérique du Nord et en Europe ne s’est jamais réellement quitté. Toutes les occasions de se réunir sont perçues comme quelque chose qu’on ne doit pas manquer. Le 16 décembre au MTelus.

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