Un enfant mort à Montréal, un doigt qui pue à Québec

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Jusqu’à ce jour, les pièces de Pascal Brullemans (Hippocampe, Chasseurs) me laissaient plutôt froid. Mais cette fois, la froideur ne peut pas être du rendez-vous. Car Beauté, chaleur et mort – spectacle que lui et sa conjointe Nini Bélanger (fondatrice de la compagnie de création théâtrale Projet Mû) ont conçu et interprètent – est une œuvre de résilience, un témoignage, « une docufiction retraçant la naissance et la mort d’un enfant ». Le leur, en l’occurrence, qu’ils ont perdu en 2001. La photo, déjà, me tord le cœur.

Théâtre La Chapelle, à Montréal, du 18 au 29 janv., 514 843-7738.

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À côté, Kukipik Doikipu (lire le titre à haute voix) vous paraîtra d’une réelle trivialité. On annonce : « Un show de clowns trash d’une délicatesse de début du monde. » Le spectacle, produit par Le soucide collectif, est orchestré par Marc Doré. Au temps de mes 20 ans, Doré m’avait donné des cours d’improvisation théâtrale. Durant ces ateliers, j’ai joué une fleur, une bouilloire, un accident… Vous dire à quel point j’étais pourri ! Content d’apprendre que les jeunes requièrent toujours les services du dramaturge et metteur en scène, bientôt 73 ans.

Premier Acte, à Québec, du 18 janv. au 5 févr., 418 643-8131.

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