Un portrait inédit des Rose

Cinquante ans après la crise d’Octobre, le fils de Paul Rose, Félix Rose, revient sur ce qui a mené son père et son oncle Jacques à rejoindre les rangs du Front de libération du Québec (FLQ) et à participer à l’enlèvement du ministre Pierre Laporte, retrouvé mort en 1970.

Photo : D.R.

Votre documentaire Les Rose, qui sortira le 21 août, raconte Octobre 1970 tel que vécu par votre famille. Quelle est l’origine de ce film ?

J’avais environ six ans quand une cousine m’a dit que mon père avait enlevé et tué un ministre. Ça a été un bouleversement. L’image du héros révolutionnaire pour les uns, ou du terroriste pour les autres, ne correspondait pas à l’homme si doux que je connaissais. Paul était un papa poule ; quand je traversais un boulevard seul, c’était un drame ! Pendant longtemps, j’ai été incapable d’aborder la question avec lui. Je me suis plutôt pris de passion pour l’histoire du Québec. Adolescent, je passais mes week-ends à la bibliothèque à lire des journaux de l’époque. J’ai aussi entrepris de reconstituer ma généalogie pour connaître l’histoire de notre famille. Par ces démarches, je cherchais à comprendre pourquoi Paul et Jacques avaient commis des gestes aussi graves. [NDLR : Ils ont été emprisonnés pour ces gestes ; une commission d’enquête a conclu plus tard que Paul Rose n’était pas présent quand Pierre Laporte est mort.]

Dans quelles circonstances avez-vous discuté avec votre père de son passé pour la première fois ?

C’était en 2011, au retour d’un voyage avec lui en Irlande, d’où les Rose sont originaires. Nous avions été reçus par le Parlement, car il y avait eu dans le passé une solidarité entre le FLQ et l’IRA [Irish Republican Army, une organisation paramilitaire pour l’indépendance de l’Irlande du Nord]. Au cours de ce périple d’un mois, mon père a perdu la vue. Sa santé déclinait, alors j’ai senti l’urgence de mettre en branle mon documentaire, pour que sa parole ne se perde pas. C’est là que j’ai abordé de front les événements avec lui. Ça l’a ébranlé de voir que je portais un regard critique sur ses actes. Je me demandais pourquoi mon père et mon oncle étaient allés aussi loin. Mais il a été généreux et à l’écoute.

En quoi l’histoire de votre famille est-elle liée à l’action politique des Rose ?

Ils ont grandi dans un quartier ouvrier très pauvre, Ville Jacques-Cartier [fusionnée à Longueuil depuis], où les gens habitaient dans des maisons faites de pièces de tôle et ne mangeaient pas à leur faim. Depuis quatre générations, les Rose travaillaient pour la raffinerie Redpath Sugar dans des conditions pénibles, forcés de parler anglais à l’usine. Paul et Jacques ne voulaient pas de ce destin. Les enfants de leur classe sociale n’avaient pas les mêmes perspectives que ceux des milieux anglophones nantis, et ils ne trouvaient pas ça normal. Mon père m’a souvent raconté l’anecdote de la piscine d’un quartier riche voisin, d’où les petits francophones de Ville Jacques-Cartier étaient expulsés.

Pourquoi votre père a-t-il choisi la violence ?

Il n’a pas opté pour ça d’entrée de jeu ; avant de se joindre au FLQ, il avait milité pendant 10 ans. Notamment pour l’indépendance, car il y voyait un outil pour réduire les inégalités vécues par les francophones. Mais il a été choqué de voir le traitement réservé à des manifestants comme lui, qui utilisaient les voies démocratiques pour s’exprimer. Chaque fois, les autorités sortaient les matraques, comme lors du défilé de la Saint-Jean en 1968 et à la Maison du pêcheur, à Percé, en 1969. Quand une loi pour interdire les manifestations est passée à Montréal, il a conclu, avec mon oncle, que la clandestinité était le seul moyen de faire bouger les choses. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque : il y avait eu la révolution cubaine, la guerre d’indépendance en Algérie, des luttes de libération en Amérique latine. Mon père était à l’affût de ces mouvements.

Quel regard portez-vous sur leur décision ?

Je ne dirai jamais que c’est ce qu’il fallait faire. Mais, en même temps, je n’ai pas subi les mêmes oppressions que cette génération. J’ai au moins compris que leurs gestes n’étaient pas gratuits, qu’ils étaient portés par des idéaux.

Votre père a toujours dit qu’il ne regrettait rien. Jugeait-il, rétrospectivement, que son action avait contribué à l’émancipation des Québécois ?

Il situait ça dans un tout. Après la mort de Pierre Laporte, le FLQ a perdu la sympathie populaire. Bien des Québécois étaient d’accord avec leurs idées, mais pas avec leurs méthodes, car le peuple québécois est non violent. Je ne pourrais pas dire avec certitude que les luttes du FLQ ont aidé à ce que le PQ, un parti indépendantiste, prenne le pouvoir six ans plus tard, chose qu’on n’aurait jamais pu imaginer en 1970. Mais, en tout cas, ça n’a pas nui. Quant à mon père, malgré la prison et les défaites référendaires, il est resté optimiste jusqu’à sa mort, en 2013. Il était toujours en combat, notamment à la CSN, où il était négociateur. Il croyait au pouvoir d’améliorer les choses.

Votre documentaire vise-t-il à rétablir son image ?

Non. Lui-même n’a jamais voulu être réhabilité. Je pense tout de même que les gens seront surpris de découvrir qui il était, au-delà du cliché. J’ai notamment mis la main sur des cassettes enregistrées en prison, dans lesquelles il s’adresse à sa mère, et qui révèlent toute sa sensibilité. Mon film est subjectif, bien sûr, et je sais qu’il va choquer ceux qui voient mon père comme un terroriste. Mon but était de laisser ma famille raconter les événements, ce qui n’avait pas encore été fait. Jamais mon oncle Jacques n’avait accepté d’en parler. J’ai mis des années à le convaincre. Il a accepté en échange de mon aide pour rénover sa maison ! À ma grande surprise, il s’est abandonné à l’exercice, comme si la caméra n’était pas là.

Quelle découverte vous a le plus remué ?

La révélation, c’est ma grand-mère, Rose Rose. Tout part d’elle. Elle s’est battue pour que ses enfants sortent de la pauvreté en s’instruisant, et ensuite pour faire libérer ses fils incarcérés dans des conditions inhumaines. Mon père a passé deux ans au « trou », 24 heures par jour, humilié. Elle les défendait dans des tribunes téléphoniques à la radio, avec un grand talent de communicatrice. Elle a été évacuée de l’histoire. Je souhaite que mon documentaire la fasse maintenant exister.

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Tant qu’à revisiter cette époque, Yves Lavertu vient de publier un livre très éclairant sur l’ambiance qui régnait dans ce Montréal occupé. Il lève le voile sur la première comédie musicale traduite en joual « HAIR 1970 » « La tribu métissée du Québec » comédie complètement évacuée du récit historique.

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J’ai lu le lien « La dernière victime du FLQ ».. On omet une information importante: François Dorlot (conjoint de Louise Beaudoin) partageait l’appartement de Mario Bachand ..
Oui à revisiter l’Histoire mais trop tôt pour la revisionner.. Beaucoup de témoins de cette époque n’ont pas encore la mémoire qui flanche.. Réhabiliter Duplessis et maintenant le FLQ?? Non Merci!

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Pour avoir vécu cette période des ¨Nègres Blancs d’Amérique¨, en ce temps où il fallait parler anglais pour avoir un job, même s’il n’y avait aucune nécessité, je peux d’ores et déjà prédire que nous retournons rapidement à cet état aussi dégradant et humiliant dans notre ¨pays¨ qu’est le Québec.
L’anglicisation grand galop de la 2e plus grande ville ¨française¨ du monde et le laisser aller de notre jeunesse et surtout de nos gouvernements financiers (plutôt que sociaux) vis-à-vis cette situation ne peut qu’accélérer cette dégradation.
Il faudrait d’autres Rose et Lanctot pour brasser ce peuple endormi au confort et à l’inculture avec tous ces mouvements aussi ridicules les uns que les autres de la rectitude, de la censure et du révisionnisme aveugle.
Québec, tu dors, ton déclin va trop vite… (sur un air connu).

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Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de C. d’anjou. C’est le grand temps de brasser la cage pour réveiller nos petits moutons endormis dans leur confort et l’Indifférence. Aussi dans une profonde ignorance de leur histoire.

Lors de l’incarcération de Paul Rose à l’établissement Archambault, Paul, Jacques et Bernard Lortie, avaient un bon profil. J’ai été très près d’eux car ils sont venus à tous les jours dans mon atelier de formation en ébénisterie. J’ai eu l’occasion de discuter avec eux de toutes sortes de sujets et je peux dire qu’ils n’étaient pas des criminels endurcis comme j’en ai beaucoup connus. Cependant, je dois rectifier le fait que Paul Rose n’a pas été au trou (cellule d’isolement) pendant 2 ans, de plus tous les détenus en isolement, on droit à une sortie extérieur de une heure à tous les jours.

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Il ne faudrait pas non plus évacuer de l’Histoire le fait que ce sont les Libéraux qui en 1960 rendaient l’école accessible à tous les niveaux et à tous les citoyens. Obligatoire jusqu’à 15 ans et gratuite jusqu’en 11ème année. Auparavant seulement 2% atteignaient la 12ème année et seulement 3% des francophones âgés de 20 à 24 ans fréquentaient l’université.. Et beaucoup de ces derniers se dirigeaient vers la prêtrise.. C’était la grande noirceur. L’accès à l’instruction a sorti les Québécois de leur statut de porteurs d’eau. L’Élite de cette époque a sa part de responsabilités dans le retard des Québécois . C’est l’éducation qui a permis l’émancipation des Québécois. Les cantonner encore et toujours dans le rôle de victime c’est refuser de voir la réalité.

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@ Hélène Beaulieu:
En 1960, les libéraux étaient ¨libéraux¨, i.e. ¨libérateurs¨. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. J’aurais voté pour des Jean Lesage ou des Robert Bourrassa. Aujourd’hui, avec des Charest et des Couillard, oubliez ça.
Il est vrai que l’éducation (et ce mot est lourd de sens) a permis l’émancipation des Québécois; mais aujourd’hui, on ne peut plus à vrai dire parler d’éducation ou d’instruction, mais plutôt de l’abandon autoritaire de ¨l’autorité¨. Ce qui fait que chaque individu croit détenir LA vérité et les connaissances nécessaires à son développement et sa croissance alors qu’il n’en est rien. Tous sont désormais plus ou moins ¨victimes ¨ de la pensée unique, ce qui évacue tout débat de la scène publique. Ce qui correspond, selon moi, à un retour à la grande noirceur que vous mentionnez.
Et si l’élite de l’époque avait sa part de responsabilité, il en est de même encore aujourd’hui, ne croyez-vous pas ?

@C D’Anjou Le monde a changé. Rien de comparable pour les jeunes générations issues de cette ère informatique et les jeunes des générations précédentes. En ce moment on assiste à une percée inquiétante des réactionnaires dans nos démocraties occidentales. Le progressisme est bousculé par la tentation autoritaire. La charte des droits et liberté universelle est mise à mal.. Ruminer le passé devient stérile. Nos ancêtres n’auraient jamais pu imaginer la qualité de vie qui attendait leurs descendants. Nous avons non seulement survécu dans un climat hostile entouré d’une marée d’anglophones mais le Québec est devenu un terreau fertile à l’éclosion de talents de toutes sortes. C’est un choix de se complaire dans un rôle de victime. Ce n’est pas la réalité québécoise en 2020. L’Histoire continue de s’écrire et nous traversons un moment charnière. Nos sempiternelles chicanes entre nationalistes et fédéralistes c’est un luxe qui pourrait nous échapper advenant l’élection de Donald Trump le 3 novembre prochain. Jusqu’ici l’Amérique du Nord a été épargné des guerres dévastatrices européennes.. L’esprit de sacrifice chez les générations occidentales de l’après guerre n’a pas eu à être sollicité. de là l’inconscience face à une menace pourtant bien réelle pour la paix dans le monde.. Angela Merkel aux diplômés de Harvard en 2019:
‘Abattez les murs de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit, coopérez dans l’intérêt d’un monde global multilatéral. N’oubliez pas que la liberté ne doit jamais être tenue pour acquise. L’abandon de l’ancien
fait partie d’un nouveau commencement. Et surtout: rien n’est acquis, tout est possible. »

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@ Hélène Beaulieu:
J’ose espérer que je ne donne pas l’impression de ¨ruminer le passé¨, mais plutôt connaître son passé pour ne pas commettre les mêmes erreurs. Le passé est un gage de l’avenir, et loin de moi l’idée de me ¨complaire dans un rôle de victime¨; ce n’est pas mon genre.
Je sens par contre quelques divergences dans la vision du monde. Vous citez Mme Merkel : ¨…coopérez dans l’intérêt d’un monde global multilatéral ¨, point de vue que je ne partage pas réellement car c’est très vague et très vaste comme vue d’ensemble. Que veulent dire ces deux mots , global et multilatéral ? La discussion pourrait être longue.
Alors, bonne journée à vous et merci pour votre point de vue.

a) C. d’Anjou
Angela Merkel: « Abattez les murs de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit » (Le Temps)
Je vous suggère fortement la lecture de son discours aux étudiants de Harvard l’an dernier, discours en forme de testament politique.. Une lumière dans les ténèbres dans lesquels le Monde s’enfonce en ce moment.

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a) C’ d’Anjou Un dernier point.
Entièrement d’accord! Connaître le passé pour savoir orienter l’avenir! Mais l’Histoire étant ce qu’elle est, les humains tendent encore et toujours à répéter les erreurs du passé.
Le révisionnisme, un travers dans lequel succombent de trop nombreux historiens, n’apporte pas un éclairage complet sur le passé. Le récit qui en est fait au Québec, et dont il ne faut surtout pas déroger, tend à déresponsabiliser. On nous enferme dans un rôle d’éternelles victimes de l’autre. On occulte notre part de responsabilité.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’élite nationaliste aura réussi à ce que soit perpétuée cette mentalité malgré la modernité qui fait rayonner le Québec.
Le Québec semble vivre sur une autre planète, indifférent à l’instabilité actuelle qui pourrait tout faire basculer. On n’en a que pour nos causes domestiques. le global et le multilatéral? Bof!
L’atmosphère mondiale en ce moment s’apparente à celle des années 1930…. les américains tentent en ce moment de se sortir de la dérive autoritaire qu’a pris leur pays sous Trump.. les leçons du passé ne survivent pas à l’absurdité humaine.

@ Hélène Beaulieu:
Je vous cite : ¨On occulte notre part de responsabilité.¨ Oui et non. Au referendum de 1995, une personne sur deux avait pris ses responsabilités en disant ¨oui¨, et l’autre personne sur deux a dit ¨non¨. Une tierse partie s’est mêlée de notre démarche en dépensant des millions de dollars en propagande et déplacements ¨d’Amoureux du Québec¨ qui venaient d’aussi loin que la Colombie-Britanique et qui ne nous connaissent ni d’Adam ni d’Ève. D’autant plus que c’est également un autre québécois ( Stéphane Dion, libéral fédéral, va de soi) qui a rédigé la ¨future question¨ référendaire si jamais un autre devait se produire.
OK, ça c’est le passé… donc, passons.
Vous avez mille fois raison en invoquant les qualités inventives et débrouillardes des québécois sur bien des fronts de l’¨évolution¨ des sociétés modernes. Ce qui faisait dire à M. Charest lui même que le Québec avait tout ce qu’il fallait pour être ¨autonome et indépendant¨ sans le Canada. C’est tout dire.
Quant à votre interrogation : ¨le global et le multilatéral? Bof!¨ je ne le comprends pas trop. Je suis un anti-globaliste. Cette expression de ¨globalisme¨ me fait trop penser à un gros ¨melting pot¨ (excusez-mon anglicisme) dans lequel on mélange tout, finances, cultures, races, gouvernements, etc. Je ne peux me résigner à croire que tout doit être entremêlé, enchevêtré, qu’il n’y ait plus qu’une couleur, beige crème, et que tout ce beau monde soit sous la gouverne d’un gouvernement (non élu par les peuples mais par une poignée de gens privilégiée avant tout comme l’U.E.) mondial sans aucune distinction de lieux, de circonstances et de convictions. La beauté des culture, c’est justement qu’elles soient différentes et non uniformes, et que chacun en apprécie la richesse et en les faisant siennes selon les goûts.
Quant au côté ¨multilatéral¨, ce principe a toujours existé. Tu ne peux pas faire d’entente ou de traités ¨unilatéral¨. Il y a le voisin à côté, et tu dois en tenir compte. Çà ne veut pas dire de se fondre en une seule entité pour bien s’entendre. Bien vivre chacun chez soi ne veut pas dire d’être toujours chez le voisin et lui dire constamment qu’on l’aime bien.
Pour terminer, je vous cite à nouveau : ¨ les leçons du passé ne survivent pas à l’absurdité humaine.¨ Très bonne conclusion; ce qui m’amène à poser la question: Si Trump est cette absurdité humaine dont vous faites allusion; ne faut-il pas se demander ¨Pourquoi en somme nous arrivés là ? ¨. On traite de populistes tous ceux qui écoutent le peuple et qui lui parlent dans ses mots. N’est-ce pas ça que TOUT politicien devrait faire, écouter son peuple au lieu de ses intérêts personnels ? Quant à Trump, il est ¨bicéphal¨, il écoute le peuple, mais il travaille dans son propre intérêt. Il appartient aux américains de le déloger… les démocrates feront-ils mieux ? Prions pour qu’ils ne fassent pas pire à tout le moins.

@ C. D’anjou je ne partage vraiment pas votre opinion mais je la respecte. La diversité est à la base de l’écosystème. Les Québécois francophones de souche ne forment pas un tout homogéne.. L’identité c’est le sillage que chaque individu laisse derrière lui pendant son passage sur terre..
J’ai grandi dans un milieu libéral, c’est ce qui a forgé ma façon de penser. Les nationalistes ne sont pas arrivés à me convaincre que la survie de notre culture serait davantage assurée si on quittait le grand ensemble canadien.
Les entourloupettes utilisées par les fédéralistes n’ont eu d’égales que les entourloupettes utilisées par les indépendantistes.
Ce qui me convainc que ce projet est voué à l’échec c’est que les Québécois sont clairement attachés au Canada. Le référendum 1995 avec Jacques Parizeau était perdu et c’est l’émotion suscitée par la lutte de Lucien Bouchard pour sa vie qui a conduit à un résultat aussi serré.
Deux ans plus tard, en 1997, les Québécois donnaient à Jean Chrétien un gouvernement majoritaire!! Une ferveur souverainiste plutôt volatile!!
Idem quand les Québécois se sont laissés emportés par la vague orange, Jack, Jack!
Philippe Couillard a délogé Pauline Marois et remporté un gouvernement majoritaire il y a six années à peine.
« Désagréger » un pays démocratique qui nous a sommes toute réussi et penser reconstruire quelque chose de solide avec une population aussi versatile relève à mon avis de la pensée magique.
Comme vous le voyez nous sommes deux québécois de souche aux idées complètement divergentes. C’est ça la démocratie! et l’héritage que je souhaite transmettre à mes enfants.
La plus grande menace en ce moment ce sont les régimes démocratiques qui en sont la cible. Voilà!

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Désolé de constater que vos convictions vous portent à considérer que le français ait été et soit entre bonnes mains avec des ¨Just watch me¨ de Trudeau père, des mairesses sourire V. Plante et un P.M. Couillard qui ont oublié qu’ils représentaient et représentent la deuxième plus grande ville ¨Française¨ et la seule province française en Amérique. Et, le dernier et non le moindre digne fils de son père, Trudeau junior, pour qui le Canada est le premier pays ¨post-national¨ au monde et qui relègue ainsi le nation ¨canadienne française¨ au rang de nation sur le même pied que n’importe quelle minorité ethnique; ne sachant baragouiner le français qu’après l’avoir traduit de sa pensée primaire anglaise. Stephen Harper avait plus de respect pour le français que tous ces bouffons.
Si la disparition d’une nation fondatrice au détriment des autres s’appelle ¨démocratie¨, on n’a pas la même signification de ce mot.
Ce n’est pas l’héritage que je veux transmettre aux miens.
Bonne route à vous.

Je ne suis pas du tout d’accord avec Félix Rose quand il dit ceci: « Je ne pourrais pas dire avec certitude que les luttes du FLQ ont aidé à ce que le PQ, un parti indépendantiste, prenne le pouvoir six ans plus tard, chose qu’on n’aurait jamais pu imaginer en 1970. Mais, en tout cas, ça n’a pas nui. » J’avais 19 ans en 1969 et j’étais active au PQ nouvellement créé. Durant combien d’années n’avons-nous pas entendu les adversaires utiliser l’amalgame « PQ – FLQ » à répétition pour faire peur aux électeurs. J’aimerais bien savoir ce qu’en pensent les politiciens actifs à cette époque…

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