Une première pour Daniel Lemire

Pierre Lebeau met en scène la première pièce de l’humoriste, Clash, et joue dedans; des Hurons-Wendat puisent dans leur culture et dans les légendes des Premières Nations pour un spectacle sous les étoiles; et au Bic, une comédie autour de deux hommes qui se meurent du cancer…

Clash
photo : Jean-Charles Labarre

POINT DE (LE)MIRE

QUI? Au sommet des humoristes, il y a d’abord l’indétrônable Yvon Deschamps. Puis vient Daniel Lemire, dont les derniers spectacles n’ont peut-être pas frappé assez fort. Alors, il s’est mis à l’écriture d’une série télévisée, Smash, qui manquait un peu de rebondissement.

QUOI? Le voici maintenant au théâtre. Mais c’est qu’il a tous les talents! Sa pièce s’intitule Clash, on aurait aimé qu’il fasse l’effort de trouver un titre sonnant plus français.

COMMENT? Déjà, vivre avec soi demande du courage, imaginez avec d’autres! Vous n’avez pas oublié la crise du verglas en 1998 quand, pris de compassion ou d’obligation, plusieurs personnes ont accueilli dans leur maison chauffée ceux qui souffraient de la panne d’électricité. Daniel Lemire est l’un de ceux qui ont ouvert la porte de leur foyer. Il en a fait une pièce qu’il espère comique. Deux couples sont contraints de partager un chalet et plusieurs sujets de conversation: de la crise économique à l’éducation des enfants.

AVEC QUI? Pierre Lebeau a tellement aimé la pièce qu’il a décidé non seulement de la mettre en scène, mais également de la jouer aux côtés de Geneviève Rioux, Sylvain Marcel et Dominique Pétin.

Clash, salle André-Mathieu, à Laval, du 15 juill. au 5 sept., 450 667-2040, 514 790-1245.

www.daniellemire.com

 

THÉÂTRE / DE LA FUITE DANS LES IDÉES



Sous-texte. Grimace à la mort, Moins 2 a été créée en France par Roger Dumas et Jean-Louis Trintignant. Ce dernier fut un temps le beau-père de l’auteur-réalisateur Samuel Benchetrit, papa de l’un des fils de Marie Trintignant, décédée en 2003 dans les circonstances que l’on sait.

Texte. Deux malades du cancer, condamnés à disparaître d’ici à deux semaines, fuient l’hôpital pour profiter de leurs derniers jours. Cela vous semble sinistre? Vous rirez, et sans honte.

Contexte. Eudore Belzile adapte la pièce à la géographie québécoise. Les deux hommes, Jules et Paul, voguent donc entre Rimouski et Saint-Valérien pour finir – quel hasard! – au Théâtre du Bic, où se tiennent, décidément, d’excellents spectacles. Belzile dirige Catherine Allard, Yves Bélanger, Reynald Robinson et Jack Robitaille.

Moins 2, Théâtre du Bic du 2 juill. au 15 août, 418 736-4141.

www.theatredubic.com



THÉÂTRE / VILLAGE HURON

L’an dernier. Étrenné lors du 400e anniversaire de Québec, librement inspiré des mythes et légendes des Premières Nations, Kuigwe, le premier rendez-vous comprenait une promenade à pied de 45 minutes qui amenait le public en forêt, aux abords de la rivière Saint-Charles, au pied de la chute Kabir Kouba et dans un amphithéâtre à ciel ouvert. C’était beau, et bon pour le cœur, mais il fallait les chaussures adéquates!

Cette année. Kuigwe 09, le second rendez-vous ne sollicite pas la participation sportive du spectateur, l’action se concentrant à l’amphithéâtre de Wendake. Là, une vingtaine de comédiens, hurons-wendat pour la majorité, et des joueurs de tambour s’investissent dans un tourbillon de contes, de musique et de danse.

Les années 1970. Le spectacle est scénarisé et mis en scène par Jacques Crête, que l’on a connu au temps des hippies et des communes, quand il signait pour son théâtre, L’Eskabel, des spectacles marginaux qu’il ne fallait surtout pas qualifier de théâtre, mais d’«ateliers publics». Rarement bien jouées, esthétiquement déjantées, ces expériences relevaient plus de la cérémonie et de la quête que du spectacle. On cherchait parfois le sens de tout cela, mais on trouvait une émotion artistique et parfois de quoi rire. C’était une autre époque.

Kuigwe 09, le second rendez-vous, amphithéâtre de Wendake, à 15 mn du centre-ville de Québec, du 2 juill. au 29 août, 418 643-8131.

www.tourismewendake.com