Vincent (Vallières) et moi

Des Fermontois veulent boycotter Vincent Vallières? Tant pis pour eux, parce que Fabriquer l’aube mérite d’être entendu.

Ainsi donc, des Fermontois (la mairesse en particulier) veulent boycotter Vincent Vallières parce qu’ils ne savent pas faire la différence entre la vision d’un personnage dans une chanson et un documentaire? Tant pis pour, eux, parce que Fabriquer l’aube mérite d’être entendu.

vallieres

Ayant reçu la chose à l’avance, j’aurais pu vous parler du  nouvel album de Vincent Vallières avant sa sortie, plutôt que de me perdre dans le buzz médiatique actuel. Sauf que voici : quand j’ai reçu et écouté Fabriquer l’aube, je me suis platement dit «tiens, Vallières a refait le disque de Vallières» et j’ai laissé traîner le disque.

Puis, le temps a fait son œuvre, et je me suis mis à y revenir de plus en plus régulièrement, comme un besoin. Les chansons ont envahi mon espace et m’ont prouvé que j’avais eu tort. Oui, Vallières a fait du Vallières. Il possède un son et un style et ne semble pas prêt d’en déroger, mais on sent le travail, on sent la sueur, on sent l’honnêteté. Et on aime.

Ses chansons sont la plupart du temps comme une conversation intime entre deux personnes. Elles sont même la conversation qu’on aimerait pouvoir avoir, si on acceptait de dire certaines choses que seul le poète ou le chanteur peuvent se permettre d’énoncer aussi crument. Vallières a ce talent pour parler simplement de choses simples. Quand il chante « Ce que je veux te dire maintenant / Compte plus que n’importe quoi / Je veux passer le reste de mes jours / Avec toi », quiconque a déjà connu l’amour a la gorge nouée.

Là où Kaïn, pour ne nommer qu’eux, aurait fait un fromage dégoulinant, Vallières fait de la chanson. De la bonne chanson. (Sauf peut-être pour le rock de «Pas à vendre», chanson dont je ne comprends pas trop l’existence.)

Alors, gens de Fermont, vraiment, tant pis pour vous. Vous manquez un album de chansons bien faites, qui font du bien.

Pour en finir avec cette histoire, voici ce que le principal intéressé a à dire de sa chanson «Fermont» :

 

Note aux autres villes se cherchant une raison de se fâcher, mes collègues de L’actualité et moi avions préparé il y a quelques temps une carte du Québec en chansons. Ça pourrait vous faciliter la tâche.

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«Stone», le premier extrait de l’album. La chanson la plus pop, mais pas la meilleure, malheureusement.

Vincent Vallières – Stone from Spectra Musique on Vimeo.

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