L’innovation au Québec, c’est dans notre ADN

Le Québec est un des rares endroits au monde où une entreprise peut réaliser toutes les étapes de la mise au point d’un médicament, de la recherche fondamentale jusqu’à la commercialisation. Tout en aidant quotidiennement des milliers de personnes à lutter contre la maladie, les innovations québécoises créent les médicaments de demain, réduisent les coûts en santé, génèrent plus de 50 000 emplois de qualité — soit plus que l’industrie aéronautique ! — et engendrent des retombées économiques annuelles de 5,8 milliards de dollars.

De notre partenaire BioQuébec

L’innovation au Québec, c’est dans notre ADN

L’innovation au Québec, c’est dans notre ADN

Le Québec est un des rares endroits au monde où une entreprise peut réaliser toutes les étapes de la mise au point d’un médicament, de la recherche fondamentale jusqu’à la commercialisation.

Les innovations québécoises permettent :

D’aider des milliers de personnes à lutter contre la maladie
De réduire les coûts en santé
De générer plus de 50 000 emplois de qualité
D’engendrer des retombées économiques annuelles de 5,8 milliards de dollars

Des innovations d’ici qui changent la vie

Saviez-vous que c’est au Québec qu’a été découvert le 3TC, le médicament le plus utilisé dans le monde pour traiter le VIH/sida ? Combiné à deux autres médicaments sous forme de trithérapie, il a contribué à sauver la vie de plus de deux millions de personnes séropositives à ce jour. Voici quatre autres innovations québécoises qui génèrent autant d’espoir que de fierté.

Le providentiel « Viagra féminin »

Le providentiel « Viagra féminin »

C’est dans les laboratoires d’Endoceutics, à Québec, qu’est né un médicament visant à améliorer la vie de millions de femmes qui subissent une multitude d’effets secondaires durant et après la ménopause. Fait de gras de palmier, Intrarosa est un comprimé contenant une petite quantité d’une hormone appelée DHEA, dont la sécrétion baisse lors de la ménopause, ce qui entraîne la sécheresse vaginale et une panne de désir. Ce médicament 100 % québécois, déjà approuvé aux États-Unis et en Europe, est actuellement en processus d’approbation par Santé Canada. Il sera bientôt produit à grande échelle dans deux usines québécoises, l’une située à L’Ancienne-Lorette, dans la région de la Capitale-Nationale, et l’autre à Saint-Hilaire.

Le palovarotène, donneur d’espoir

Le palovarotène, donneur d’espoir

Les personnes atteintes de graves maladies osseuses très rares pourraient bientôt avoir une meilleure qualité de vie grâce au palovarotène, un médicament mis au point par Clementia Pharmaceuticals, une entreprise montréalaise dont la mission est d’apporter des options de traitement aux malades qui n’en ont actuellement aucune. C’est le cas des personnes atteintes d’ostéochondromes multiples, une maladie invalidante qui provoque la formation d’excroissances bénignes sur les os, et pour laquelle il n’existe aucun traitement approuvé autre que la chirurgie.

Anticorps : la solution est dans l’œuf

Anticorps : la solution est dans l’œuf

Immune Biosolutions, une entreprise de biotechnologies de Sherbrooke, réussit à produire des anticorps à partir d’œufs de poule, dont le système immunitaire réagit fortement aux protéines humaines et produit des anticorps qui se retrouvent en grande quantité dans les œufs. L’entreprise peut ainsi générer de gros volumes d’anticorps sans devoir utiliser la méthode traditionnelle, qui consiste à immuniser des animaux de laboratoire contre un antigène en vue d’extraire de leur sang les anticorps produits en réaction contre cette substance étrangère. Résultat : des anticorps qui serviront aux thérapies de demain sont créés de manière plus efficace et plus éthique.

Avec Bio-K+, c’est facile

Avec Bio-K+, c’est facile

Qu’ont en commun les sœurs Kardashian et Madonna ? Elles sont adeptes des produits de l’entreprise lavaloise Bio-K+. Approuvé par Santé Canada depuis 2013, son probiotique est le seul à avoir passé toutes les étapes cliniques. Il équilibre la flore intestinale et le système immunitaire et est distribué au Canada et aux États-Unis. En réduisant les effets secondaires liés à la prise d’antibiotiques, il contribue à protéger les patients vulnérables contre la bactérie C. difficile et autres infections nosocomiales lors de séjours à l’hôpital.

Une grande chaîne créatrice de richesse

Le Québec est reconnu pour son excellence dans les domaines du traitement contre le cancer et des maladies cardiovasculaires, métaboliques ou infectieuses. La santé mentale, la génomique, l’intelligence artificielle, de même que les biotechnologies animales, marines, forestières et agroalimentaires, sont quelques-uns des piliers de l’industrie des sciences de la vie, qui est vitale à notre santé et à notre économie.

La chaîne de l’innovation en sciences de la vie et en technologies de la santé, c’est :

du savoir et de l’expertise : 34 établissements d’enseignement et 150 centres de recherche ;
des milliers de spécialistes, dont plusieurs de renommée mondiale ;
plus de 400 entreprises, y compris les grandes sociétés pharmaceutiques, les entreprises de biotechnologies ainsi que les organisations de recherche contractuelle et les organisations de fabrication contractuelle.

Qui fait quoi ?

Avec ses 23 collèges, ses 11 universités et ses 150 centres de recherche de calibre international, le Québec forme une main-d’œuvre hautement qualifiée pour faire grandir les entreprises de l’industrie des sciences de la vie et des technologies de la santé. Quelque 12 000 chercheurs et spécialistes, dont beaucoup sont de renommée mondiale, font d’ailleurs la fierté de la province.

Ces entreprises recherchent des solutions pour prévenir, diagnostiquer et traiter des maladies en utilisant des méthodes innovantes issues de recherches menées en biologie, en chimie, en ingénierie et en informatique. Au nombre de 135 au Québec, elles créent près de 5 000 emplois directs et indirects et injectent 468 millions de dollars par an dans notre PIB.

Depuis 25 ans, les grandes sociétés pharmaceutiques collaborent avec les PME et les chercheurs québécois pour positionner la province comme un des leaders mondiaux de la mise au point de nouveaux médicaments. C’est ce secteur de l’industrie qui crée le plus d’emplois, autour de 10 000.

Une ORC est une organisation spécialisée dans la recherche et le développement de produits, de services ou de technologies santé. Un nombre croissant d’entreprises du domaine biopharmaceutique confient leurs activités de recherche et de développement à plus de 70 ORC québécoises qui génèrent plus de 4 300 emplois directs.

Près de 50 % des entreprises biopharmaceutiques délèguent la fabrication de leurs produits, indique le gouvernement du Québec. La province compte des entreprises de fabrication contractuelle qui ont acquis des savoir-faire spécialisés leur permettant de se démarquer des entreprises de fabrication à grande échelle.

Du labo à la pharmacie en 5 étapes

1
1 Recherche fondamentale et découverte
Les scientifiques trouvent puis synthétisent des molécules qui provoquent des effets durables sur différentes affections ou maladies. Ces substances chimiques ou biologiques sont alors brevetées.

2
2 Validation préclinique
On évalue les effets du candidat-médicament sur des animaux pour s’assurer qu’il n’est pas toxique.

3
3 Essais cliniques
En trois phases, on évalue le dosage, l’efficacité et l’innocuité de la substance en l’administrant à des humains.

4
4 Approbation réglementaire
Pour protéger le public, Santé Canada vérifie l’innocuité, l’efficacité et la qualité du produit avant de donner le feu vert à sa mise en marché.

5
5 Fabrication et mise en marché
Le médicament est fabriqué à grande échelle, puis mis en circulation dans les hôpitaux et pharmacies.

Le saviez-vous ?

10 000Il faut tester 10 000 molécules pour trouver celle qui deviendra un médicament.
$1 $ dépensé en nouveau médicament = 7 $ économisés sur les frais des autres dépenses en santé.

Quiz

Innovation en santé et accès :
un duo pas toujours évident !

Qu’est-ce qu’un « cell‑fie » ?

Un « cell-fie » est l’autoportrait de vos cellules, c’est-à-dire votre code génétique ! La capacité technologique de lire ce code de la vie permet l’élaboration de la médecine personnalisée, qui est un des grands créneaux d’avenir pour le Québec.

Grâce à la génomique, qui consiste en l’étude de l’ADN, on peut prévoir les réactions d’un patient aux médicaments et lui prescrire ceux qui lui conviennent, afin d’éviter les réactions indésirables.

Depuis plus de deux millénaires, la médecine n’a jamais cessé d’aspirer à être « personnalisée ». Durant l’Antiquité, Hippocrate établissait le diagnostic de ses patients en fonction de leurs quatre humeurs — le sang, le flegme, la bile jaune et la bile noire — et choisissait le meilleur traitement adapté à chacun.

Aujourd’hui, la génomique améliore la connaissance génétique de l’humain et des maladies. Avec les développements actuels en recherche, la médecine personnalisée permet de plus en plus de traiter chaque patient de façon individualisée en fonction des spécificités génétiques et biologiques de sa maladie, mais également en tenant compte de l’environnement du patient et de son mode de vie. Génome Québec est l’organisme qui a pour mission de catalyser le développement et l’excellence de la recherche en génomique, de même que son intégration et sa démocratisation au Québec.

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La génomique et la santé humaine

Têtes d’affiche

Voici quelques têtes d’affiche de l’industrie biopharmaceutique du Québec. Découvrez comment leur passion et leurs travaux font avancer les innovations en santé.

Neil Fraser

Neil Fraser, président de Medtronic Canada

Depuis 1949, Medtronic a pour mission de soulager la douleur, rétablir la santé et prolonger la vie. Aujourd’hui, elle est la première entreprise de technologie médicale au monde, avec des ventes de 29,7 milliards de dollars et 84 000 employés.

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Yves Cornellier

Yves Cornellier, président et chef de la direction d’Alethia Biothérapeutiques

Créée en 2002 grâce à un investissement de Génome Québec en vue d’élaborer et d’exploiter des technologies de génomique fonctionnelle, Alethia Biothérapeutiques se spécialise depuis 2005 dans les anticorps monoclonaux thérapeutiques.

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Yves Roy

Yves Roy, président de COREALIS Pharma

L’entreprise conçoit et fabrique des produits pharmaceutiques sous forme solide (comprimés, capsules et granules) à partir des ingrédients actifs mis au point par ses clients des industries pharmaceutique et biotechnologique.

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Martin LeBlanc

Martin LeBlanc, président et chef de la direction de Caprion Biosciences

L’entreprise offre une vaste gamme de services de découverte de cibles thérapeutiques et de validation clinique de biomarqueurs grâce à sa plateforme intégrée de protéomique CellCarta.

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Pourquoi investir ?

Le gouvernement du Québec a rendu publique la Stratégie québécoise des sciences de la vie 2017-2027 : L’innovation prend vie. Centrée sur quatre objectifs, cette stratégie s’appuie sur un cadre financier de 205 millions de dollars pour les cinq prochaines années, dont un budget additionnel de 151 millions de dollars. Quand on sait qu’un investissement de 10 millions de dollars dans les services scientifiques génère autant de richesse récurrente qu’un investissement de 110 millions de dollars dans l’extraction pétrolière ou minière, on constate que le gouvernement du Québec va dans la bonne direction !

Trois bonnes raisons pour investir dans les sciences de la vie

1

Pour notre santé

pour bénéficier de tests diagnostiques plus rapides et plus précis

pour mettre au point des médicaments personnalisés et adaptés à des maladies incurables

pour prolonger la qualité et la durée de vie des malades

pour découvrir les soins de demain

2

Pour notre économie

pour réduire les coûts de santé

pour de meilleurs soins, plus faciles à administrer, qui nécessitent moins de temps d’hospitalisation

pour injecter plus de cinq milliards de dollars annuellement dans le PIB du Québec

3

Pour nos emplois

pour des chercheurs et spécialistes formés au Québec, qui occupent des emplois bien rémunérés

pour attirer chez nous de grandes entreprises internationales et de jeunes PME innovantes

Aujourd’hui, l’avenir

Combinées aux biotechnologies et aux sciences de la vie, la génétique et l’intelligence artificielle, des fers de lance du Québec, ouvrent de nouveaux horizons dans le diagnostic et le traitement de maladies. Voici trois fleurons québécois porteurs d’avenir.

BiogeniQ

Première entreprise canadienne à proposer un test génétique pour orienter le traitement du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), BiogeniQ offre aussi un service de conseil génétique aux personnes présentant un historique de maladie génétique ou de cancer, notamment le cancer du sein. En obtenant des indications sur les médicaments qui pourraient être inefficaces, les personnes évitent de prendre des médicaments inutilement.

Diagnos

Diagnos a pour sa part mis au point un logiciel qui utilise l’imagerie numérique avancée pour déceler les signes précoces de perte de vision et de dommages à la rétine liés au diabète.

Aifred Health

Pour surmonter l’incapacité du corps médical de prédire la réaction d’une personne aux divers traitements contre la dépression, l’entreprise Aifred Health a de son côté créé un outil de décision clinique au moyen de l’intelligence artificielle. Basé sur l’apprentissage profond, ce modèle prédictif aide les médecins à personnaliser l’offre de traitement en psychiatrie et à améliorer les chances de guérison rapide des troubles de santé mentale.

Anie Perrault

Forces vives

Anie Perrault relève chaque jour un défi unique : faire du Québec un acteur incontournable de l’industrie mondiale des biotechnologies et des sciences de la vie. Directrice générale de BIOQuébec, association qui regroupe une centaine d’entreprises travaillant dans ce secteur économique vital, elle sait mieux que quiconque que la province a ce qu’il faut dans le ventre pour guérir le monde de bien des maux.

Pourquoi le Québec se démarque-t-il sur l’échiquier mondial des biotechnologies et des sciences de la vie ?

Nous nous positionnons de façon assez distincte grâce à nos nombreuses infrastructures de recherche universitaire, à la qualité de notre main-d’œuvre scientifique et aux coûts d’exploitation d’entreprise les plus bas en Amérique du Nord. Tous les acteurs clés de la chaîne de l’innovation sont présents ici, ce qui permet non seulement de faire des découvertes fascinantes en laboratoire, mais aussi de les valider et de les commercialiser afin d’améliorer la santé des populations.

Quel est le secret du succès de nos entreprises ?

Toutes ont l’objectif de découvrir des molécules et des remèdes qui contribueront à la bonne santé humaine et animale, ou de mettre au point des tests prédictifs ou diagnostiques qui permettront d’agir plus rapidement pour maintenir la santé des gens. Ici, personne ne travaille en silo : les chercheurs, les investisseurs, les entreprises de biotechnologies, les organisations de recherche contractuelle, les sociétés pharmaceutiques et les centres hospitaliers universitaires rament dans la même direction, s’appuyant sur l’expertise des uns et des autres pour innover, de même que sur une volonté sociale et gouvernementale de soutenir financièrement ce créneau porteur sur les plans de l’économie et de la santé publique.

Quels sont les défis qui s’annoncent ?

Nous devons cultiver l’art de la patience… et du financement ! En effet, il faut en moyenne plus d’une quinzaine d’années pour concevoir, tester et commercialiser un nouveau vaccin, antibiotique ou médicament. C’est un processus long et coûteux qui mérite que l’on s’assure que les produits mis au point ici, de même que les entreprises d’ici, ne passent pas à des mains étrangères.

Il faut aussi faciliter l’intégration des innovations québécoises dans notre système de santé public, ce qui est un enjeu complexe, étant donné la multitude de produits offerts mondialement à prix concurrentiels. Le nouveau Bureau de l’innovation en santé et en services sociaux, mis en place par l’État dans le cadre de la Stratégie québécoise des sciences de la vie 2017-2027, favorisera, nous l’espérons, un accès plus rapide aux médicaments et aux tests novateurs pour la population québécoise.

Que peut-on espérer à long terme ?

La Stratégie québécoise des sciences de la vie 2017-2027 vise à positionner le Québec parmi les cinq pôles les plus importants du secteur des sciences de la vie en Amérique du Nord. C’est une excellente nouvelle, tant pour la prospérité de nos entreprises que pour la santé de tous les Québécois.

Soulignons aussi que, grâce à son pôle en intelligence artificielle de renommée internationale, à l’accès à des mégadonnées de grande qualité et à son savoir en sciences de la vie, le Québec a tout ce qu’il faut pour se démarquer sur la scène mondiale et devenir un leader de la santé de demain.

À lire

Pour en savoir plus sur l’industrie québécoise des sciences de la vie :


BIOQuébec est en train d’élaborer une carte interactive du Québec qui regroupera les entreprises de biotechnologies, les ORC et les organisations de fabrication contractuelle de la province.

Restez à l’affût à bioquebec.com !


BioQuébec

Quel est le nouveau défi du système de santé québécois ?

Question 1
  • Diminuer les coûts
  • Augmenter les remboursements
  • Valoriser les innovations en santé
  • Intégrer et rendre accessibles les innovations
  • Toutes ces réponses

« Plus que jamais, financer la santé représente un défi considérable au Québec. Déjà, le gouvernement y consacre une part importante de son budget. Avec le vieillissement de la population, il devient donc impératif de miser sur des approches de gestion novatrices qui permettent de créer de la valeur pour le patient tout en réduisant l’augmentation des coûts », déclare Raymond Bachand, président de l’Institut du Québec.

Dans le rapport de l’IdQ L’innovation dans le système de santé québécois, il est expliqué que, à titre d’exemple, le Québec pourrait transformer son système d’approvisionnement basé sur les coûts en un système fondé sur la valeur. Par ce genre d’approche, les soumissionnaires sont invités à réfléchir aux problèmes définis par l’acquéreur et à lui proposer des solutions plus appropriées.

Plusieurs autres axes de recherche sont annoncés dans ce rapport.

Qu’est-ce que les femmes des États-Unis vont obtenir avant les femmes canadiennes ?

Question 2
  • Un nouveau médicament consacré à la santé féminine
  • L’égalité des salaires
  • Les soldes de printemps

Après plusieurs années de recherche, Endoceutics, l’entreprise québécoise fondée par le Dr Fernand Labrie, est prête à commercialiser l’Intrarosa, plus communément appelé le « Viagra féminin ». Ce médicament lutte contre la sécheresse vaginale post-ménopause, qui pourrait toucher jusqu’à 360 millions de femmes dans le monde. D’après Fernand Labrie, « c’est la première fois que la DHEA [molécule naturelle qui améliore l’hydratation] est commercialisée dans le monde. Avant, ce n’était pas reconnu. […] C’est un très gros coup. Ça n’arrive pas souvent. Et pour les femmes, c’est une amélioration très importante. »

Pas encore tout à fait disponible
Cependant, aussi étonnant que ce soit, cette découverte québécoise, dont toute la recherche a été effectuée ici et qui est également produite au Québec, n’est pas encore commercialisée au Québec et au Canada. Le médicament a récemment été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis et il a également été approuvé en Europe en janvier 2018, mais est toujours en attente de l’approbation de Santé Canada.

Quand on sait qu’il faut plus de 10 ans pour élaborer un médicament, le temps presse. La production du médicament se fera entre autres à Saint-Hilaire, au Québec, mais d’abord pour les marchés américain et européen. Endoceutics est la première société pharmaceutique entièrement québécoise et canadienne qui réalise la recherche fondamentale, la phase de développement et l’étape finale de la commercialisation. C’est tout un exploit pour le Dr Labrie et son équipe. Plusieurs centaines d’emplois de qualité ont été créés grâce à cette grande découverte.

Comment s’appelle le nouveau robot québécois ?

Question 3
  • R2D2
  • Jaco
  • Goldorak
  • Nono

Jaco est le nom donné au bras robotisé conçu par la PME montréalaise Kinova, qui permet notamment aux personnes handicapées de saisir et de manipuler des objets. Ce bras se fixe à un fauteuil roulant motorisé. Muni de deux ou trois doigts, il favorise l’autonomie des personnes ayant perdu l’usage de leurs membres supérieurs. Cette innovation a permis à plusieurs personnes handicapées de retrouver un peu d’autonomie et de liberté.

Pour l’anecdote, les dirigeants ont choisi de nommer ce bras Jaco en l’honneur de Jacques Forest, l’oncle de Charles Deguire (cofondateur de Kinova), qui était atteint de dystrophie musculaire et qui avait créé un petit bras robotisé, Manipulo.

« Nul n’est prophète en son pays »
Malheureusement, le robot coûte environ 35 000 $. L’assurance maladie ne couvre pas une telle dépense. Kinova en vend donc très peu au Québec. Tous les patients québécois qui voudraient s’en procurer un doivent donc trouver eux-mêmes le financement pour y parvenir. Par conséquent, les premiers marchés de Kinova sont les Pays-Bas, les États-Unis et l’Allemagne, où les assureurs les remboursent dans certains cas.

« C’est la règle du plus bas prix immédiat qui a cours au détriment de la qualité et des coûts globaux. De plus, le réseau de la santé fonctionne en silo budgétaire. Si une technologie permet d’épargner à une autre étape des soins, on n’en tient pas compte », explique Benoît Larose, vice-président de la division québécoise de MEDEC

Est-ce la dernière machine à espresso ?

Question 4
  • Oui
  • Non

Cette machine est une création de l’entreprise GenePOC, située à Québec, spécialisée dans la mise au point d’appareils de diagnostics rapides permettant de prévenir et de détecter les maladies infectieuses.

Cet appareil, de la taille d’une machine à café, est capable de trouver l’origine d’une infection en une heure. Ces tests faits en temps réel éliminent le transfert au laboratoire. Ils sont réalisés directement à l’hôpital, à la pharmacie, dans les CLSC et même dans les pays en voie de développement. Le Dr Michel G. Bergeron et son équipe du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval vendent cette machine dans plus de 50 pays.

Malheureusement, malgré qu’elles soient le fruit de la recherche québécoise, elles ne sont pas encore intégrées dans notre système de santé. Actuellement, nos médecins n’utilisent pas les test du Dr Bergeron ni sa machine… Nous espérons que le projet des « vitrines technologiques » du gouvernement du Québec, annoncé dans la Stratégie québécoise des sciences de la vie en mai 2017, permettra de changer la situation et donnera rapidement accès aux Québécois à cette nouvelle et performante technologie québécoise.

Quel est le nouvel espoir de 100 000 Canadiens ?

Question 5
  • Mikaël Kingsbury
  • L’ocrélizumab
  • La loi C-45

Pour les milliers de personnes touchées par la sclérose en plaques, Santé Canada a approuvé un médicament qui réduit considérablement les poussées de la maladie !

Pour ceux qui ne connaissent pas ce syndrome, la sclérose en plaques (SP) est une maladie dégénérative qui survient lorsque le système immunitaire s’en prend au système nerveux. Elle touche 20 000 Québécois et 100 000 Canadiens.

L’ocrélizumab, « c’est un médicament qui permet de réduire beaucoup l’activité de la maladie. Donc, il diminue le nombre de poussées que les patients vont faire dans une année, le nombre de symptômes, la durée des symptômes. C’est un médicament qui diminue aussi le handicap à long terme », explique le neurologue et chercheur au CHUM Alexandre Prat.

Louis Adam, directeur général de Sclérose en plaques section Québec, ajoute même que « ce même traitement-là, ailleurs dans le monde, a été approuvé pour la forme de la SP progressive primaire. Et ça, c’est une grande nouveauté, qui va créer beaucoup d’espoir. » Pour être plus précis, expliquons que l’homologation de ce médicament est en cours aux États-Unis et en France et pourrait sûrement être terminée au Canada cette année.

Mais parlons remboursement…
On ne sait pas combien coûtera le médicament ni quand il sera remboursé par le régime public d’assurance médicaments du Québec. Tant que le système de santé ne tiendra pas davantage compte de la valeur du médicament, les entreprises (comme Roche Canada avec l’ocrélizumab) tarderont à faire des demandes d’intégration au système de santé québécois.

D’ailleurs, Louis Adam ajoute pour conclure que « leur rôle est de pousser sur les gouvernements pour que les traitements soient accessibles ».

Au Canada, combien de temps faut-il pour qu’on autorise un médicament à être remboursé par les fonds publics ?

Question 6
  • 50 jours
  • 250 jours
  • 500 jours

Après avoir mis 10 ans à élaborer un médicament, au Québec comme dans le reste du Canada, il est nécessaire d’attendre encore 499 jours (près de 17 mois) pour avoir l‘approbation nationale de mise en marché et pour que le médicament soit remboursé par le régime public d’assurance médicaments. C’est une augmentation de 53 % par rapport à 2013-2014.

À titre de comparaison, voici quelques chiffres concernant la période du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2015.
Le Canada se classait au :
– 18e rang des 20 pays analysés pour ce qui est du nombre de nouveaux médicaments faisant l’objet d’un remboursement public au pays (avec seulement 37 %) ;
– 15e rang des 20 pays analysés pour l’attente de l’approbation nationale de mise en marché et le remboursement par le régime public d’assurance médicaments (449 jours) ;
– 17e rang des 20 pays analysés en ce qui a trait au nombre de médicaments faisant l’objet de conditions de remboursement (90 % des nouveaux médicaments).

Par conséquent, la stratégie, telle que recommandée par Médicament novateur Canada, visant à réduire les délais entre la délivrance d’un avis de conformité par Santé Canada et le remboursement des médicaments novateurs au Québec est primordiale pour l’avenir de notre secteur et pour les patients. En effet, dans une perspective de créer un « Avantage Québec » et d’attirer plus d’investissements étrangers, il s’agit de celle qui génère le plus d’attentes.

Quelle plante va permettre de produire un vaccin contre la grippe ?

Question 7
  • Le cannabis
  • Le tabac
  • Le sureau noir
  • L’herbe à puce

Environ 10 000 personnes de partout dans le monde testent un vaccin québécois contre la grippe. À base de Nicotiana benthamiana, ce vaccin pourrait être plus efficace que celui qui est offert actuellement. Cette plante est une cousine de Nicotiana tabacum, qui sert à la production de cigarettes. Les personnes à l’origine de cette découverte sont les scientifiques de Medicago, une entreprise de biotechnologie québécoise située dans la région de la Capitale-Nationale.

L’utilisation de plantes pour produire des vaccins est une idée nouvelle. Actuellement, les vaccins antigrippaux sont conçus à base d’œufs de poule dans lesquels on introduit des virus vivants qu’on laisse se multiplier pendant quelques jours. Les scientifiques de Medicago, eux, n’utilisent pas de virus vivants, mais leur code génétique. Ils introduisent ce code dans les plantes pour qu’elles le multiplient au même rythme qu’elles produisent des protéines pour croître.

Pour le Dr Gaston De Serres, du Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, le principal avantage de Medicago est sa capacité de raccourcir le délai de production des vaccins. Nathalie Charland, directrice des affaires scientifiques et médicales de Medicago, indique : « On parle de quatre à six semaines pour nos vaccins par rapport à quatre à six mois pour les autres. » De plus, chaque plante peut donner de 10 à 20 doses de vaccin, alors qu’un œuf ne donne que de une à trois doses.

Où en sommes-nous ?
Medicago annonçait dans un communiqué, le 26 septembre 2017, le début de la troisième phase d’essai clinique de son vaccin quadrivalent contre la grippe saisonnière. L’étude de Medicago s’inscrit dans le programme de lutte contre la grippe, et l’entreprise espère lancer son vaccin au Canada, aux États-Unis et en Europe en 2020.

Qui sont les nanorobots naturels qui attaquent les tumeurs cancéreuses ?

Question 8
  • Des bactéries chargées de médicaments
  • Les nouveaux héros de Marvel
  • Le nouveau mini-composant high-tech
  • Un nouveau mini-processeur

Les nanorobots sont des bactéries permettant d’administrer des médicaments anticancéreux. Le professeur Sylvain Martel, directeur du Laboratoire de nanorobotique de Polytechnique Montréal, et son équipe, ont mis au point une nanotechnologie qui permet de faire circuler dans le système sanguin des bactéries transportant un médicament qui détruit les cellules actives des tumeurs cancéreuses.

Les chercheurs en nanomédecine s’expriment parfois comme des auteurs de science-fiction. « Si on voulait mettre au point des nanorobots artificiels pour livrer des médicaments au cœur d’une tumeur, il nous faudrait des moteurs moléculaires capables de les propulser à très haute vitesse, une source d’énergie, un moyen de les guider… le tout en moins de deux micromètres (µm) pour se faufiler dans les plus petits des capillaires », énumère le professeur Sylvain Martel. Pionnier dans le domaine de la nanorobotique médicale, il a trouvé mieux qu’un nanorobot : une bactérie qui remplit toutes les conditions. « On a gagné à la loterie, s’enthousiasme-t-il. C’est comme si la bactérie attendait qu’on la découvre et qu’on l’utilise pour sauver des vies humaines. »

Quelle est la nouvelle solution pour lutter contre le VIH ?

Question 9
  • L’abstinence
  • Le préservatif
  • Le Trogarzo
  • L’hygiène buccale

Le Trogarzo est un nouveau traitement découvert par la société pharmaceutique montréalaise Theratechnologies. C’est le premier traitement contre le VIH avec un nouveau mécanisme d’action approuvé depuis 10 ans. Il a obtenu l’approbation de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis en mars 2018. Ce tout nouveau traitement est infusé toutes les deux semaines et non quotidiennement, comme le sont les traitements antirétroviraux en général.

Selon Luc Tanguay, président et chef de la direction de Theratechnologies, le potentiel commercial de ce nouveau médicament est de cinq à dix fois supérieur à celui d’Egrifta, le produit principal actuellement vendu par la société.

Cette découverte est « une excellente nouvelle pour les personnes infectées par un VIH difficile à traiter en raison d’une multirésistance aux traitements », a déclaré Luc Tanguay.

Malheureusement, …
Egrifta, le premier produit de Theratechnologies, est aussi destiné aux personnes atteintes du VIH. Il s’agit d’un médicament pour traiter un effet du virus, qui provoque une détérioration de la masse musculaire et une augmentation de la masse graisseuse viscérale, accumulation hautement nocive pour la santé. Le médicament est homologué aux États-Unis et remboursé par les compagnies d’assurance là-bas. Mais il n’est pas remboursé au Québec ni ailleurs au Canada, une réalité qui choque M. Tanguay.

« Ça a été développé par des chercheurs à l’Université de Montréal et c’est commercialisé par une entreprise de Montréal. Le Québec ne reconnaît pas la validité du produit. C’est une grande déception pour nous », explique Luc Tanguay dans une entrevue parue dans La Presse le samedi 18 mars 2018.

Le processus d’intégration d’un nouveau médicament est long et coûteux au Québec. La série de demandes, d’appels, de revers que Theratechnologies a traversée pour Egrifta, son premier médicament pour le traitement du sida, reconnu et vendu partout dans le monde sauf au Québec, ne donne pas envie à l’entreprise de se lancer de nouveau dans toutes ces procédures pour Trogarzo…

Vous en savez plus sur le secteur des sciences de la vie.
Les innovations en santé au Québec créent les tests et les médicaments de demain, réduisent les coûts de santé, génèrent des emplois de qualité et des retombées pour notre économie.

Pour en découvrir davantage sur ce secteur, visitez innovationsante.quebec !