Achat local : nourrir le monde et garder le moral

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Aucun doute n’est possible : la crise causée par la COVID-19 et le confinement mis en place pour contrer la propagation du virus ont été les puissants révélateurs d’une grande solidarité. On a bien vu que les liens qui unissaient les producteurs, les commerçants et les citoyens québécois étaient aussi essentiels que solides. Il suffit de penser à l’immense enthousiasme suscité par une initiative comme Le Panier Bleu et aux nombreux encouragements à consommer des produits locaux.

Au sein des marchés d’alimentation, une dynamique solidaire s’est rapidement mise en place, car le marchand est le maillon essentiel qui unit les clients aux producteurs d’une région. Raynald Giguère, par exemple, le propriétaire de l’IGA de Pointe-du-Lac, en banlieue de Trois-Rivières, connaît très bien les producteurs des alentours, en Mauricie. « Je travaille avec beaucoup de producteurs de la région qui nous offrent des produits d’ici, évidemment ; mais ce que je tente de faire le plus possible, c’est d’offrir le plus de produits de fournisseurs locaux, dans un rayon de 10 à 15 km de mon épicerie. »

Parmi ces derniers, on pense à la ferme horticole Jardins Ricard, à Louiseville, qui produit des fines herbes toute l’année, ou, plus près encore, à quelques minutes seulement sur le chemin Sainte-Marguerite, à la ferme Gagnon, qui vend ses fraises et ses asperges au marché de Raynald Giguère. Il en va de même pour des produits cuisinés, comme les fèves au lard de la Boulangerie Guay, une institution centenaire qui concocte ses fameuses bines dans le coin depuis 1949 !

Monsieur Giguère savait donc à qui s’adresser pour stimuler l’économie locale et encourager les artisans de sa région.

« Dès le début de la crise, j’ai offert aux résidents et aux commerçants de Pointe-du-Lac, via ma page Facebook, la possibilité de faire des affaires. Je voulais aider ceux qui n’avaient pas la chance de pouvoir ouvrir leurs portes. C’est comme ça que nous avons commencé à vendre les produits d’une pizzéria très connue dans le secteur, Magna Pizzéria. J’ai aussi pris l’initiative d’identifier et de mettre en évidence les produits d’ici ; je leur ai fait une place privilégiée en magasin, et encore plus avec les produits de la Mauricie. »

Des initiatives pour soutenir les PME québécoises comme celles de Raynald Giguère, on a pu en voir aux quatre coins du Québec, et qui dépassaient parfois même les frontières régionales. À l’IGA extra de Montmagny, ce sont des caisses de sodas en provenance de Montréal qu’on a commandées pour favoriser l’entraide. Le restaurant ÓBLON, à Granby, a pu compter sur l’aide du Marché Gaouette pour continuer ses opérations et vendre ses mets préparés.

Pour Anne-Marie Rodrigue, propriétaire de deux marchés IGA à Saint-Georges, en Beauce, la meilleure façon de tisser des liens entre les producteurs et les marchands reste le bouche-à-oreille. « Souvent, le producteur pense qu’IGA ne peut pas acheter ses produits, à cause du volume ; mais comme j’ai un pouvoir d’achat comme marchand IGA qui est plus local, ça me donne la liberté pour avoir certains produits très populaires dans la région. Nous avons des standards de production très élevés ; la proximité et le contact que nous avons avec nos fournisseurs nous permettent de maintenir ce standard. »

Proximité. Voilà, sans doute, l’idée maîtresse permettant de comprendre comment le fruit du travail des producteurs trouve son chemin vers les allées des épiceries. Ensuite, il suffit d’un peu d’imagination pour faire le reste, afin que les clients puissent découvrir les produits locaux. « L’été, nous offrons des laitues hydroponiques d’un producteur local, explique madame Rodrigue. Nous lui réservons un étalage complet dans les fruits et légumes, tout au long de la saison, et c’est un produit qui est très populaire. On le met en valeur, avec différents légumes du Québec, pour composer de belles salades. »

Cet esprit d’achat local était donc présent avant la crise causée par la COVID-19. Cette dernière a toutefois été un puissant révélateur de solidarité, comme l’explique Luc L’Archevêque, vice-président principal, mise en marché et directeur général pour le Québec.

« Je dirais que la COVID a amplifié cette demande et le réflexe d’achat. Nous avons entendu parler plus que jamais de l’achat local, tant dans les médias que sur les médias sociaux, et nous avons vu la réponse des consommateurs qui veulent, de plus en plus, en savoir plus et savoir d’où proviennent les aliments qu’ils achètent. De notre côté, chez IGA, dans les derniers mois, nous avons mis un accent encore plus important pour éduquer le consommateur sur la variété de produits locaux que nous avions sur nos tablettes. Que ce soit par de l’affichage en magasin, dans nos circulaires ou sur nos médias sociaux. »

Un pour tous, tous + 1

Outre ces initiatives mises en œuvre par des propriétaires, c’est un réel mouvement de concertation qui s’est développé à l’échelle de la province pour soutenir l’achat local. Si bien que l’ensemble des marchands et coopératives IGA a lancé un appel à la population en proposant le défi Un pour tous, tous +1. Avec ce dernier, non seulement propose-t-on aux clients de mettre un produit d’ici dans leur panier d’épicerie, mais on permet aussi aux marchands IGA de donner 10 cents par produit vendu aux banques alimentaires qui soutiennent les plus démunis. Chaque semaine, des millions de paniers franchissent les portes des marchés d’alimentation. On peut donc facilement saisir l’ampleur d’une telle opération. À ce jour, on a remis un million de dollars aux banques alimentaires du Québec grâce à cette initiative.

C’est un peu comme si on bouclait la boucle de la solidarité : non seulement on renforce la solidarité entre les PME, les producteurs, les marchands et les paysans, mais on redonne aussi aux suivants, des familles dans le besoin, mais aussi des foyers durement touchés par la pandémie qui ont bien besoin d’un coup de main pendant la crise.

Achat local et cuisine solidaire

C’est dans ce même esprit que Les Cuisines Solidaires ont vu le jour, un projet audacieux et d’envergure orchestré par La tablée des chefs en partenariat, notamment, avec IGA et RICARDO, afin de soutenir Les Banques alimentaires du Québec et ainsi nourrir les personnes dans le besoin, pendant et après la pandémie. Jean-François Archambault, directeur général et fondateur de La Tablée des Chefs raconte en ces mots l’idée qui anime ce projet depuis son lancement.

« C’est l’histoire d’un peuple uni par la bouffe, qui vivait une période creuse d’une rare intensité et qui avait besoin d’un peu d’espoir et de solidarité. Les producteurs ont donné des aliments en grande quantité, les distributeurs ont livré les aliments dans les cuisines qui se sont ranimées, les chefs sont revenus à leurs fourneaux pour faire ce qu’ils font de mieux et des centaines de milliers de personnes ont pu manger les fruits de cette générosité partagée ! »

À ce jour, ce sont 1 600 000 repas qui ont été préparés et livrés par Les Cuisines solidaires. Il s’agit d’une mobilisation sans précédent rassemblant 100 chefs qui ont apprêté 500 tonnes d’aliments offertes par les acteurs de l’industrie alimentaire d’ici. Et ça continue ! Face à un tel succès, on a d’ailleurs fixé un nouvel objectif : on vise désormais 2 millions de repas.

Si vous voulez prendre part à l’aventure, nous vous encourageons à visiter le site de La Tablée des Chefs et à faire un don.


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

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