Apprendre à cuisiner, apprendre à faire plaisir

Les Québécois aiment manger, c’est bien connu. Depuis quelques années, ils semblent prendre autant plaisir à cuisiner qu’à s’alimenter. Incursion dans le monde des ateliers culinaires, qui ne cessent de gagner en popularité.

Ils s’appellent Josée di Stasio ou Ricardo. Depuis quelques années, ils sont partout – à la télé, à la radio, dans la presse écrite. Ensemble, ils donnent le goût à des milliers de Québécois de sortir spatules et saucières pour apprendre à cuisiner.

Enseigner la cuisine, voilà justement la mission de Jean-François Archambault, fondateur et directeur général de La Tablée des Chefs, connue pour ses Brigades Culinaires, un programme d’ateliers de cuisine offert aux élèves du secondaire dans certaines écoles.

Pour lui, pas de doute: si les jeunes d’aujourd’hui sont aussi nombreux à vouloir rester après les cours pour apprendre à retourner une omelette, c’est grâce aux chefs vedettes. « L’émission Les Chefs, qui en est à sa 11e saison, constitue aussi un phénomène important, ajoute-t-il. Les compétitions culinaires à la télé ont rendu la cuisine divertissante. »

Au cours des dernières années, la perception à l’égard de la cuisine a bien changé. Jean-François Archambault commente : « Quand on a commencé en 2006, les gars étaient gênés de venir à l’atelier culinaire après l’école. Maintenant, cuisiner, c’est rendu cool ! »

Simple, rapide, économique

Est-ce à dire que tous les Québécois dépècent des poulets entiers une fois par semaine, laissant de côté les os pour concocter un bouillon en chantonnant, l’air heureux, dans leurs cuisines ? Pas si vite !
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Les gens croient souvent à tort que cuisiner est difficile ou compliqué. Alors que faire une soupe aux légumes – LE plat que Jean-François Archambault recommande d’apprendre en premier – est simple et rapide.

Si les ateliers des Brigades Culinaires sont offerts gratuitement dans certaines écoles, d’autres parents, partout au Québec, choisissent d’inscrire leur enfant à une activité de cuisine. À Montréal, La Guilde Culinaire et l’Académie culinaire offrent des cours et des camps de jour alors que les Ateliers cinq épices animent des formations que les enfants peuvent suivre dès l’âge de deux ans. À Québec ou à Montréal, l’école Ateliers & Saveurs propose des cours sur les tapas, les pâtisseries ou même le terroir.

Les parents paient pour que leurs enfants apprennent à popoter, mais ils ont en retour l’assurance que leurs petits sauront se débrouiller dans une cuisine (et aussi qu’ils prépareront peut-être un repas pour la famille de temps à autre !).

Parce qu’au fond, popoter, c’est socialiser, briser l’isolement. «Si tu sais cuisiner, tu vas savoir comment faire plaisir. Y a pas grand-chose dans la vie qui peut te donner du plaisir trois fois par jour! Manger, ça peut t’apporter ça», conclut, sourire aux lèvres, Jean-François Archambault.


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