Cultiver avec Agrobonsens

À l’ombre des champs de maïs, à travers les vergers et entre les rangs d’un champ de fraises se déploie un mouvement de taille. Une initiative de quelques producteurs qui s’étend depuis dix ans à la grandeur du territoire québécois : repenser l’usage des pesticides dans les cultures. 

Le producteur maraîcher Denys Van Winden est déterminé à mettre fin à l’utilisation massive de pesticides. Un parcours truffé d’embûches, surtout lorsque son gagne-pain est à la merci des insectes, des mauvaises herbes et des maladies.

Mais celui qui figure parmi les instigateurs de ce mouvement de renouveau n’est pas seul à envisager l’agriculture autrement. Ses nombreux essais et erreurs ont été transmis à ses collègues, alimentant les échanges entre bon nombre de producteurs et leur permettant ainsi de modifier leurs pratiques, puis de partager leurs résultats à leur tour.

Ensemble pour cultiver autrement

La motivation collective des producteurs et l’apport d’études scientifiques dans la recherche de solutions ont été le germe de ce qui est devenu une philosophie de production : l’Agrobonsens. Au cœur de cette vision se trouve la lutte intégrée, une méthode qui permet d’éviter l’usage de pesticides ou de le réduire.

Ce travail, qui se passe essentiellement sur le terrain, est propre à chaque producteur. Il se définit, entre autres, par la connaissance du sol, l’observation des maladies et des ravageurs, le dépistage et la lutte contre les envahisseurs.

Lors de l’étape de la lutte contre les envahisseurs, diverses techniques sont mises de l’avant pour éviter d’en arriver à l’usage de produits chimiques. On pense aux moyens physiques, comme le désherbage, ou aux méthodes biologiques, comme l’utilisation d’insectes pour se débarrasser d’autres insectes nuisibles. On peut aussi cultiver des plantes alliées comme le sarrasin, qui repousse plusieurs envahisseurs végétaux.

La nature comme alliée

Cette lutte intégrée peut se résumer en trois grandes étapes : prévenir, suivre, guérir.

D’une saison à l’autre, les producteurs sont de plus en plus nombreux à intégrer cette trilogie à leurs pratiques et à redéfinir ainsi leurs besoins en pesticides. Parce que travailler avec le vivant vient nécessairement avec la gestion d’intempéries et d’imprévus, les producteurs veulent dorénavant se connecter autrement à la nature pour la comprendre et la traiter plus efficacement.

Les méthodes de la lutte intégrée mises en place peuvent prendre différentes formes, selon les éléments propres à un secteur de production donné et les ravageurs à cibler.

Ainsi, plutôt qu’un traitement chimique généralisé ou d’une grande ampleur, on prône la sélection d’un produit à usage précis, selon la nature du problème à régler. On a également revu les outils de travail afin d’éviter que les épandages puissent être transportés par le vent dans d’autres cultures.

Grâce à ses efforts de concertation, l’Union des producteurs agricoles (UPA) continue d’encourager les producteurs à adopter des pratiques novatrices pour limiter l’usage massif de pesticides. En participant à ce travail d’équipe pour faire entrer l’agriculture dans une nouvelle ère, tous peuvent être fiers de démontrer leur Agrobonsens!

Pour démystifier les initiatives du mouvement et faire connaître les efforts agroenvironnementaux des agricultrices et des agriculteurs d’ici, l’UPA propose sept autres portraits fascinants à voir sur VosAgriculteurs.tv et, jusqu’au 18 mai, sur ICI TOU.TV.

En collaboration avec
le Pôle d’excellence en lutte intégrée
Avec la participation financière du
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries
et de l’Alimentation du Québec
et de Financement agricole Canada

Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

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