Découvrir la richesse de la culture crie

Par-delà monts et forêts, au plus profond des rivières et des vallées, les peuples autochtones racontent l’histoire des lieux et des traditions qui ont forgé le Québec d’aujourd’hui. Comme s’ils nous invitaient à voyager dans le temps, ils rallient grands et petits pour leur faire découvrir une culture aussi familière qu’inconnue.

Tournée photo Baie James, hiver 2015 © Mathieu Dupuis

En raison de la pandémie de COVID-19 et des règles sanitaires en vigueur, plusieurs conditions d’entrée s’appliquent. Il est recommandé de communiquer avec chacun des lieux avant de vous y rendre.

Depuis des millénaires, le Québec autochtone se démarque par sa riche culture née sur les terres ancestrales et issue de la passation des savoirs, qui lui a permis de préserver son identité à travers les époques et les épreuves. Dans ce vaste territoire – propice à l’évasion et au plein air –, la nation crie de la région d’Eeyou Istchee Baie-James perpétue les activités transmises de génération en génération. Sensibles au legs qu’ils veulent laisser, les Cris se tournent vers les autres, galvanisés par l’espoir de partager leurs traditions, leurs coutumes et leur langue aux curieuses et curieux de tous les horizons.

Certains y verraient une forme de résilience culturelle, d’autres une porte ouverte sur la vie réelle en territoire autochtone. C’est un peu tout ça qui a mené les communautés cries à accueillir les gens chez elles. Cette envie de faire partie des souvenirs de voyage et des expériences de vie. Les propositions sont toutes aussi fascinantes qu’un couvert de taïga. En voici trois pour nourrir les projets et les idées.

Immersion authentique

Depuis le nord du Saguenay–Lac-Saint-Jean jusqu’aux berges de la baie d’Hudson, la région d’Eeyou Istchee Baie-James est facilement accessible et offre 350 000 kilomètres carrés de dépaysement complet. Et c’est cette nature enveloppante qui sert de canevas à David et Anna Bosum, les hôtes de séjours d’immersion à Nuuhchimi Wiinuu. Logés dans un camp familial traditionnel tout près du lac Scott, les visiteurs plongent littéralement dans le mode de vie local, témoins de la biodiversité qui les entoure. Chasse, pêche sous la glace, randonnée en raquettes, cuisine et artisanat traditionnels : tout est organisé pour vivre au rythme des saisons, constater le pouvoir de la nature et mettre en lumière la culture encore bien vivante des Cris. Une occasion rare de susciter des échanges, d’écouter des récits envoûtants et des légendes fascinantes et d’être initié à certaines coutumes transmises de génération en génération. Été comme hiver, le couple Bosum souhaite créer une cohésion naturelle entre autochtones et non-autochtones. Il renoue ainsi avec sa culture à travers les yeux des convives.

Nuuhchimi Wiinuu, Oujé-Bougoumou, EIBJ © Mathieu Dupuis
Une culture à raconter

Avec son architecture qui rappelle les maisons longues traditionnelles, l’Institut culturel cri Aanischaaukamikw est un carrefour où s’entrecroisent des œuvres d’art, des archives, une bibliothèque et des rencontres sociales. Situé à Oujé-Bougoumou, ce lieu névralgique a été fondé sur des valeurs de préservation, de partage et de célébration de la culture crie. Il offre un espace muséal et présente une exposition permanente sur l’histoire de cette nation autochtone où l’on trouve, entre autres, des artefacts qui racontent les mille et une aventures qu’ont vécues les Cris depuis plus de 5 000 ans. Plusieurs objets du quotidien témoignent aussi de la vie à Eeyou Istchee Baie-James, de sa culture et de l’occupation de la région. Diverses pièces d’art, allant de peintures à des appelants de mélèze, ouvrent, quant à elles, les horizons sur la poésie et l’inspiration qui émanent du territoire. Se frotter à l’art cri – l’un des plus anciens au Canada –, est une autre façon de s’initier à l’histoire du territoire québécois à travers le regard de ce peuple autochtone et l’interprétation de sa culture.

ACCI, Oujé-Bougoumou, EIBJ © Mathieu Dupuis
Artisanat ancestral
Artiste Nellie W Gray, Réserve faunique AMW, EIBJ © Hooké

Rapporter en souvenir des bijoux ou des mocassins, c’est possible. Tout comme rapporter des pièces que l’on a fabriquées soi-même. Et c’est l’une des multiples façons que la communauté a trouvées pour transmettre l’histoire de l’art autochtone et faire découvrir ses techniques artistiques uniques. Parmi les artistes et les artisans qui ouvrent leurs ateliers au public, Nellie W. Gray enseigne la pratique du perlage et le travail du cuir de façon authentique. À Oujé-Bougoumou, à l’Institut culturel cri Aanischaaukamikw, ce sont les appelants que l’on apprend à fabriquer avec Harold Bosum. Ces oiseaux faits en mélèze sont des leurres que les chasseurs cris utilisaient autrefois pour attirer les bernaches sur leurs terres. Une tradition pour la nation d’Eeyou Istchee Baie-James qui révèle non seulement le talent et l’inventivité d’un peuple, mais qui lève aussi le voile sur un pan important de son histoire de chasseur-cueilleur. Chaque atelier est une véritable expérience culturelle, car il conjugue un échange de connaissances et une rencontre humaine exceptionnelle.

Par amour pour leurs traditions et leurs histoires qui ont traversé les époques, et par souci de garder le tout vivant et contemporain, la nation crie tend la main pour une expédition formidable qui bouleverse par sa beauté et sa pertinence. Comme un voyage à l’étranger, mais au cœur de nos existences. Une virée dépaysante… au Québec autochtone.


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Pour mieux connaître cette culture CRI qui est d’une richesse remarquable, allez voir le film LE TONNERRE ROUGE , ALIEN THUNDER de Claude Fournier, sur iTunes. Voir cet incident tiré des archives de la Gendarmerie Royale avec Donald Sutherland mais surtout Gordon Tootosis, Chief Dan George, Ernestine Gamble… comment cette gendarmerie traitait les CRIS.

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