Des programmes novateurs aux cycles supérieurs

Pénurie de main-d’oeuvre, transformation numérique, nouvelles identités sociales, changements climatiques : les défis auxquels notre société fait face sont nombreux. Heureusement, les universités innovent pour mettre en place des programmes adaptés à ces nouvelles réalités.

Former la relève enseignante

Afin de répondre à la pénurie criante de personnel enseignant dans les écoles primaires québécoises, l’Université de Montréal a mis sur pied la toute première maîtrise qualifiante en éducation. Ce programme de 60 crédits propose des cours les soirs et les fins de semaine à ceux et celles qui détiennent déjà un baccalauréat, et ce, peu importe la discipline.

Bien qu’il totalise 60 crédits (soit la moitié du baccalauréat normal menant à la profession), le programme est loin d’être une formation au rabais, explique Pascale Lefrançois, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. « Les exigences sont plus élevées, et on a affaire à des gens plus matures intellectuellement, dit-elle. On les forme différemment, mais pour atteindre les mêmes objectifs. »

Le programme connaît déjà un succès inespéré, 940 demandes d’admission ayant été reçues pour seulement 120 places. La doyenne de la Faculté espère que les aspirants enseignants qui n’auront pu être admis se représenteront l’année prochaine.

Nourrir la planète

Alors que la pandémie nous a révélé à quel point notre alimentation dépendait des exportations, plusieurs s’interrogent sur l’avenir de l’humanité à l’heure des changements climatiques. Pourra-t-on continuer de nourrir la planète ? Peut-on imaginer une transition vers des modes de production plus responsables ?

Pour la première fois au Québec, un programme universitaire vient répondre à ces questions. Il s’agit du programme de deuxième cycle Études sur l’alimentation : enjeux contemporains, créé par l’ESG UQAM, qui accueille sa première cohorte cet automne.

« On ne mesure pas à quel point les jeunes sont préoccupés par les questions alimentaires, affirme la fondatrice du programme, Julia Csergo, professeure au Département d’études urbaines et touristiques. Ils ont envie de prendre leur avenir en main. Ils cherchent des visions philosophiques, mais aussi des occasions d’emploi et d’entrepreneuriat. Les deux vont ensemble. »

Favoriser l’inclusion dans la société

Du côté de l’Université Laval, un microprogramme de deuxième cycle sur l’équité, la diversité et l’inclusion au travail est offert depuis cet automne. Élaboré conjointement par le Département des relations industrielles et le Département de management, ce microprogramme permet aux professionnels et aux professionnelles d’apprivoiser les concepts théoriques relatifs à ces enjeux, mais aussi d’acquérir des outils pour les mettre en pratique.

« L’objectif est de considérer l’existence d’une main-d’oeuvre très hétérogène qui comprend notamment des personnes issues de l’immigration, en situation de handicap et vieillissantes », explique le cofondateur du programme, Kamel Béji, professeur titulaire en relations industrielles. Celui-ci d’ailleurs a remarqué un intérêt grandissant de la part des employeurs pour les questions de diversité et d’inclusion au cours des dernières années, alors qu’il est lui-même sollicité pour donner des conférences en milieu de travail. « La demande est forte », résume-t-il.


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