L’Agrobonsens : une culture de fraises raisonnée

Bien ancrée en Montérégie depuis quatre générations, la famille Gadbois produit fraises, maïs sucré et grains de grandes cultures. À vol d’oiseau, cette vaste terre de 170 hectares impressionne. Or, ce qui impressionne davantage, c’est de savoir que chaque centimètre carré de ces champs est traité aux petits soins. 

Les fraises sont la spécialité de la Ferme Gadbois. Les champs rougissent en continu de juin à octobre. Une véritable course contre la montre, alors que la variété d’été arrive à maturité en trois semaines et celle d’automne sur une plus courte période encore. Au fil des multiples cueillettes, les maladies et les parasites ne prennent pas congé.

Pour Jonathan Gadbois, copropriétaire de l’entreprise familiale, l’un des principaux défis de son travail consiste à veiller à la phytoprotection de la fraise, c’est-à-dire à choisir les bonnes méthodes préventives, mais aussi à appliquer les traitements appropriés pour assurer la pérennité de ces cultures sujettes aux champignons et aux maladies. « L’arrivée d’insectes originaires du sud nous oblige également à trouver de nouvelles méthodes pour lutter contre de tels intrus », illustre-t-il.

Les procédés d’agriculture ont bien changé depuis ceux qu’employait l’arrière-grand-père de Jonathan Gadbois. Les façons de lutter contre les ravageurs aussi. Le jeune maraîcher n’a eu qu’à constater les changements climatiques et la valorisation des aliments plus sains pour joindre le mouvement Agrobonsens, qui promeut la lutte intégrée, une méthode qui doit être raisonnée et non systématique, estime-t-il.

Un travail de terrain

Prévenir, suivre, guérir : les trois étapes de cette lutte intégrée sont donc au cœur des activités quotidiennes à la ferme; elles prennent différentes formes, selon les saisons ou les années.

Un bel exemple de prévention est la présence du club de dépistage Prisme sur les terres Gadbois depuis plus de 25 ans. Deux fois par semaine, un agronome et un dépisteur observent et analysent les cultures. Pour l’entreprise, cette présence est un outil indispensable pour agir en amont d’une éventuelle infection et assurer un suivi personnalisé de tout ennemi des cultures. Les interventions chimiques sont très ciblées; elles ne sont effectuées que si elles s’avèrent nécessaires.

« Depuis qu’on cultive la fraise d’automne – qui exige plus de suivis et qui requiert davantage de fongicides –, on regarde du côté de la rotation des produits utilisés et on essaie d’intégrer des produits certifiés biologiques », ajoute Jonathan Gadbois. Pour réduire l’utilisation des fongicides, ce dernier effectue aussi une rotation des cultures. Sa centaine d’hectares lui permet de bouger son champ de fraises tous les quatre ans, une technique qui offre un meilleur contrôle sur les maladies du sol.

Déterminé à produire une agriculture saine, Jonathan Gadbois invite ses confrères à « aller aux champs voir ce qui se passe et utiliser différents moyens de lutte, soit biologiques, chimiques, mécaniques ou manuels. Je crois que la lutte intégrée doit devenir vraiment un incontournable. C’est juste le gros bon sens! »

Pour démystifier les initiatives du mouvement et faire connaître les efforts agroenvironnementaux des agricultrices et des agriculteurs d’ici, l’UPA propose sept autres portraits fascinants à voir sur VosAgriculteurs.tv et, jusqu’au 18 mai, sur ICI TOU.TV

En collaboration avec
le Pôle d’excellence en lutte intégrée
Avec la participation financière du
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries
et de l’Alimentation du Québec
et de Financement agricole Canada

Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

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