Laval : réinventer son territoire sur des bases solides

Depuis les huit dernières années, Laval est en pleine transformation. C’est le moins que l’on puisse dire, la troisième plus grande ville du Québec a accompli des pas de géant en matière de planification territoriale et d’aménagement des milieux de vie. 

Photo ©Vincent Girard : Nouveaux aménagements favorisant la mobilité active et les îlots de fraîcheur sur l’avenue Léo-Lacombe.

C’est en 2014 que Laval a amorcé une démarche en vue de se réinventer : pour la première fois, elle se dote d’une vision d’avenir unique et d’une planification intégrée, en se projetant jusqu’en 2035. Si la Ville a mis en branle ce vaste chantier, c’est dans le but de permettre à sa population de profiter de milieux de vie plus sains et plus conviviaux qui répondent réellement à ses besoins.

Repenser le territoire

Dans cette vision, l’aménagement du territoire occupe une place de premier plan, et c’est dans cette perspective qu’a été produit le schéma d’aménagement et de développement révisé. « Ce document constitue la pierre d’assise des changements que l’on compte apporter sur le territoire. Il met la table à la planification des 20 prochaines années », explique Luc Paquette, directeur du Service de l’urbanisme de la Ville de Laval. Les projets qui découlent de ce document concernent une multitude d’aspects, dont la protection des milieux naturels, du patrimoine et des zones agricoles, et ils visent également à créer un centre-ville à échelle humaine.

Toujours dans la volonté de réinventer son territoire, Laval a entrepris en 2019 la révision de l’ensemble de ses règlements d’urbanisme, grâce à une méthode inspirée du Form-Based Code. Cette approche novatrice repense la façon de diviser le territoire. Au lieu de le séparer en zones selon des usages, on le découpe selon des types de milieux, qui sont définis par des ambiances et des caractéristiques distinctes. Laval est la première ville au Québec à appliquer cette approche à l’ensemble de son territoire.

À terme, cette démarche permettra à la Ville de se donner des règles communes pour mieux gérer et protéger son territoire, tout en veillant à l’embellissement de ses quartiers. « Avec le Code de l’urbanisme, il sera plus facile pour les citoyens de comprendre ce que la Ville souhaite sur son territoire », soutient M. Paquette à propos de ce document qui a nécessité 50 000 heures de travail et 2 000 rencontres. « Par exemple, pour certains secteurs, des toitures vertes seront exigées, tandis que les hauteurs maximales des nouvelles constructions seront encadrées afin d’assurer une uniformité au sein des quartiers et de préserver ainsi leurs ambiances. Les citoyens pourront par ailleurs ajouter un logement à leur demeure en respectant certains critères et aménager des potagers dans leurs cours avant. » Abondamment illustré, le Code de l’urbanisme pourra être consulté en visitant Info-règlements, un portail informatique libre-service unique au Québec. Grâce à cet outil novateur, tant les citoyens que les professionnels, comme les architectes et les promoteurs, auront accès à la réglementation; ils pourront aussi facilement comprendre celle-ci et savoir ce qui s’applique à leur situation.

Les citoyens au cœur des décisions

Pour parvenir à repenser ses milieux de vie, la Ville de Laval place au cœur de ses priorités la participation des citoyens et des groupes à sa vie civique et à son développement.

Depuis 2015, près de 200 démarches de participation publique ont été organisées. À ce jour, plus de 40 000 Lavallois ont été appelés à bonifier divers projets municipaux grâce à des séances d’information, à des ateliers participatifs, à des sondages, à des groupes de discussion, à des marches exploratoires, à des cartes interactives, à des murs à idées virtuels, et plus encore.

Photo ©Aja Palmer: Marche exploratoire organisée dans le cadre de la consultation sur la revitalisation des abords de la station intermodale De la Concorde.
Vers des actions concrètes

Selon la planification, tout sera mis en œuvre pour que le Laval de 2035 soit un endroit où il fait bon vivre. La Ville a d’ailleurs amorcé un virage davantage axé sur le développement d’un réseau de mobilité active utilitaire pour faciliter l’accès des vélos aux grands pôles de destination. L’objectif est d’augmenter la part modale du transport actif de 7 % à 14 % d’ici 2031.

À cet effet, les réseaux piétonniers et cyclables connaîtront une importante bonification. Comptant actuellement environ 305 kilomètres, le réseau cyclable atteindra 450 kilomètres au cours des prochaines années. Il est aussi prévu que d’ici 2023, on verra l’apparition d’une vingtaine de stations BIXI – on en compte 6 à l’heure actuelle – pouvant accueillir 295 vélos – 55 sont présentement en circulation. « Laval est classée septième parmi les meilleures villes de vélo au Canada et quatrième dans les villes de grande envergure, selon PeopleForBikes », souligne Chantal Aylwin, directrice du Service de l’ingénierie de la Ville de Laval. « Elle a aussi connu une baisse de 30 % des collisions impliquant des cyclistes depuis cinq ans et une hausse du nombre de cyclistes sur le territoire. En guise de comparaison, la plupart des villes semblables ont connu une baisse de cyclistes dans les cinq dernières années. Ces données parlent d’elles-mêmes. », conclut-elle.


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