Le bonheur est dans la nature

De nombreuses familles qui vivent en milieu urbain constatent que les rapports entre leurs membres changent pour le mieux lorsqu’elles se retrouvent en plein air. Loin d’être anecdotiques, les bienfaits qu’on prête au contact avec la nature se vérifient. Science à l’appui. 

Catherine est née en ville. Elle a grandi en ville. Adulte – vous l’aurez deviné – c’est en ville qu’elle a décidé de s’établir et d’élever sa famille. Mais récemment, le clan a senti le besoin de s’exiler. « Nos plus beaux moments en famille, nous les avons toujours vécus dehors. On a voulu une maison à la campagne pour les multiplier », explique-t-elle.

La mère de garçons de trois ans et six ans remarque que ses enfants, son chum et elle-même sont plus actifs quand ils sont dans la nature. « J’ai renoué avec des sports que j’avais laissé tomber, comme le jogging, la randonnée et le ski alpin. Les sentiers de marche sont tout près ainsi que les pistes de ski. Ça nous donne envie d’y aller, c’est sûr. »

L’appel de la nature, Julie et Guillaume, parents d’enfants de six ans et neuf ans, l’ont eu aussi. « Chez nous, le sport national, c’est le “tiraillage”, racontent-ils en souriant. Mais dès qu’on est dehors, tout le monde s’entend bien, comme par magie! Les relations sont harmonieuses. C’est une des raisons qui nous font sortir. »

Pour ces parents, le bonheur, il est dans la nature, et ils le clament à qui veut l’entendre.

Ce n’est pas d’hier qu’on entend que prendre l’air fait du bien. Nos grands-parents nous l’ont dit, nos parents nous l’ont répété. « Allons faire une marche! », « Aweille, va jouer dehors! » et autres rengaines du genre ont meublé notre enfance.

Il faut se rendre à l’évidence que ni nos grands-parents ni nos parents n’avaient tort : passer du temps dehors est bon pour la santé. Et c’est prouvé. Une revue de littérature scientifique réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal pour la Société des établissements de plein air du Québec, la Sépaq, a démontré les effets positifs du contact avec l’extérieur sur la santé physiologique et mentale.

Le neuropsychologue et professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal Louis Bherer a mené la recherche. Pour lui, pas de doute : il existe des preuves scientifiques des bienfaits que procure le temps passé dehors. « La première chose qu’on a remarquée, c’est que la fréquence cardiaque diminue, dit-il. Même chose pour la pression artérielle et le taux de cortisol, l’hormone du stress. »

Côtoyer la nature permet aussi un rééquilibrage entre les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques. En clair, « être dehors a un peu le même effet sur le corps que la méditation », explique Louis Bherer.

Sans avoir mené de recherches scientifiques, c’est à la même conclusion qu’arrivent Julie et Guillaume. Avec la pandémie, la famille a pris l’habitude de louer des chalets et songe maintenant à en acheter un, tellement le contact avec la nature les rend heureux.


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